Copy 1, Volume 1
Traité complet d'accouchemens, et des maladies des filles, des femmes et des enfans / par M. Gardien.
- Claude Martin Gardien
- Date:
- 1816
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Credit: Traité complet d'accouchemens, et des maladies des filles, des femmes et des enfans / par M. Gardien. Source: Wellcome Collection.
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![dont les parois auroient beaucoup de consistance, lé'travail peüt durer aussi long-temps, les douleurs que la femme éprouve être ausi fortes que dans l’accouchement naturel, Ces substances Peuvent exiger pour leur sortie ‘une dilatation de’ orifice aussi considérable que s’il existoit un enfant. Si un kyste s’op= Posoit à l’écoulement des eaux, on abrégeroit la durée du tra- vail en divisant cette membrane avec un instrument. Lorsque la nature cherche à se délivrer d’une môle, le tra— vail est précédé des mêmes symptômes précurseurs que celui de l’enfantement. Lorsqu'une fois la dilatation de lorifice est con- sidérable , l’accoucheur peut reconnoître par le toucher la pré= sence de ce corps : on rencontre alors une masse charnue qui n'est pas enveloppée dé membranes qui contiennent une cer- taine quantité de liquide, et sur laquelle on ne peut trouver aucune portion osseuse, Tant qu’il ne survient point d’accidens, l'expulsion dela môle doit être Confiée aux soins de la nature. S1 son volume est considérable, on peut Ja saisir avéc un cro chet ou avecle forceps pour l’entraîner. Si le travail est accompagné d’hémorrhagie, ce qui arrive assez fréquemment, on doit se comporter comme s’il existoit un enfant. Si la dilatation est suffisante pour introduire la main au moment où 1] survient une perte considérable , on doit la Porter sur-le.-champ dans là matrice pour extraire ce corps. Le décollement exécuté, si la môle étoit encore en partie adhé- renlie, on termine l’opération en la pressant de haut en bäs, et en la dirigeant vers la vulve. Si la main ne peut pas encore pénétrer, on doit dilater peu à peu l’orifice, comme dans l’ac couchement ordinaire ; évitant soigneusement d’user d’aucune violence. Sion ne peut pas opérer la dilatation du col sans S’ex- poser à l’enflammer , à Je contondre, ou même à Je déchirer, et que la Perte soit assez grave pour menacer les jours dé la femme, le {amipon est la seule ressource qui reste dans ce cas extrême. L'hémorrhagie qui se déclareroit ou qui persévéreroit après la sortie de la môle , éxXigeroit les mêmes secours que celle qui s’annonce après la délivrance. | L'expulsion de la môle ést suivie, comme l’accouchement](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29339297_0001_0572.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


