Questions de thèse soutenues à la Faculté de médecine de Montpellier, le 18 avril 1838 / par B. Duboy.
- Duboy, B.
- Date:
- 1838
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Credit: Questions de thèse soutenues à la Faculté de médecine de Montpellier, le 18 avril 1838 / par B. Duboy. Source: Wellcome Collection.
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![L’expérience a corrigé ce qu’il y avait de trop exclusif dans la sen- tence du divin vieillard. Mais il n’en est pas moins certain, quoi qu’en aient dit quelques modernes, que les maladies aigues sont plus graves chez les femmes enceintes à cause de l’avorlement (|ui peut survenir, soit parce que le travail de la maladie dérange celui qui s’opère dans l’utérus, soit parce que le traitement que la maladie exige, peut, dans quelques cas, troubler la nouvelle fonction qui s’exécute alors chez la femme; et cela, malgré les plus grandes précautions et toute l’habileté du praticien le plus expérimenté. Galien n’a appliqué le fâcheux pronostic d’Hippocrate qu’à deux maladies: l’apoplexie et les convulsions. Il a été imité par Levret et par presque tous les médecins modernes. La conduite que le médecin doit tenir dans le traitement des mala- dies aiguës, est formulée dans les paroles suivantes de M. Capuron ; « Généralement, dit ce praticien habile, le traitement doit être le « meme que dans tout autre cas; la prudence exige seulement qu’ori w ne perde point de vue la grossesse, et qu’on ne fasse rien qui puisse « en troubler ni en interrompre le cours. » Passons maintenant en revue quebjues-uns des remèdes les plus géné- ralement employés dans le traitement des maladies aigues, et exami- nons-les dans leur administration par rapport aux femmes enceintes. Saignée, La saignee est le remedcleplus puissant pour faire avorter ou conduire à bonne fin les maladies aigues; doit-on la proscrire durant la gestationPHippocrale était-il fondé à dire.^ « MuUeriutenun gerenti çena secia ahoviioneni facit, idi^iiepotissirnîirn si Joctus grandior fuerit. » ( Aph. 3i , sect. v.) Les observations sont aujourd’hui trop nombreuses, elles sont trop souvent répétées pour que l’on conserve le moindre doute sur l’inno- cuité des saignées. On doit donc saigner les femmes enceintes à queb]ue époque que ce soit quand il y a nécessité ; mais une règle dont on ne doit jamais s’écarter, c est de ne faire que des saignées médiocres, de %](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22361297_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)