Des inflammations de l'oeil et de ses annexes occasionnées par l'astigmatisme / par Georges Martin.
- Georges Martin
- Date:
- 1884
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Credit: Des inflammations de l'oeil et de ses annexes occasionnées par l'astigmatisme / par Georges Martin. Source: Wellcome Collection.
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![dans la plus grande majorité, c'est l'astig-matisme qui \ doit être incriminé. ] Si, dans les investigations cliniques des confrères que nous venons de citer, l'astig-matisme ne s'est pas pré- i senté, cela tient, sans nul doute, aux raisons suivantes : 1° Que les faibles degrés d'astigmatisme cornéen échap- 1 pent à une observation subjective pendant la période où le j muscle ciliaire est capable de compensation; ^ 2° Que, chez quelques sujets, de faibles degrés d'astigma- tisme prennent l'apparence de l'hypermétropie si l'on se j borne à pratiquai la mesure de la réfraction par la méthode ' de Bouder s et même à l'aide d'optomètres. ; Pour rencontrer l'astig-matisme, il faut aller à sa recherche avec l'ophtalmomètre; et, pour ne pas noter : de l'hypermétropie manifeste, dans les cas où en réalité il n'en existe pas, il convient de ne déterminer la réfrac- ! tion qu'après avoir corrig-é l'anomalie de courbure. I Dans l'opinion de nos confrères, c'étaient les contrac- ^ tions générales du muscle ciliaire qu'eng'endrait l'hy- ; permétropie qu'il fallait accuser; pour nous, qui mettons i en cause l'astigmatisme, ce sont les contractions par- ' tielles de ce muscle qu'il faut mettre en cause. ! Après les travaux de Giraud-Teulon, Dobrowolsky, [ Thomson, Gradle, Landesberg-, Unterharnscheidt, Woi- j now, Javal, Nordenson, la réalité de ces contractions j partielles ne saurait être mise en doute. Chez plus de cinq cents malades, présentant les conditions d'âge si- gnalées par ces auteurs, nous les avons toujours ren- \ contrées, sauf chez un seul sujet, et à vrai dire nous ne j savons pour quel motif. Leur intensité^ on le sait, est I proportionnelle à la force accommodative. Elle ne nous ! paraît pas atteindre le chiffre supposé par notre savant confrère, le D' Leroy, qui pense qu'un sujet de trente- i un ans atteint d'un astigmatisme cornéen de 6 dioptries était capable d'une correction de 5,5. Nous n'avons | jamais rencontré une correction supérieure à 1,25. Le ■ D Javal en signale, il est vrai, quelques cas qui ont j atteint 1,50. i I I](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21634130_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


