Discussion sur la résection de la hanche : discours prononcé à l'Académie impériale de médecine, dans la séance du 12 novembre 1861 / par Hte bon Larrey.
- Larrey, Félix Hippolyte, baron, 1808-1895.
- Date:
- 1861
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Credit: Discussion sur la résection de la hanche : discours prononcé à l'Académie impériale de médecine, dans la séance du 12 novembre 1861 / par Hte bon Larrey. Source: Wellcome Collection.
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![lA brusques de rarliculalioD coxo-fémorale, ou bien à l’action direcle’;d’un sol bumidc dontljils ne savent ou ne peuvent pas toujours se préserver, ressentent bientôt les premiers eflets du mal, la douleur cl la claudication ; obligés d’entrer à l’in- firmerie, ils y séjournent ou non, sont évacués sur un hôpital où ils reçoivent les soins nécessaires, tandis que l’arthropa- thic, tantôt se dissipe peu à peu et guérit par résolution, tantôt persiste, soit à l’état stationnaire, soit en s’aggravant, et se complique^: alors des accidents caractéristiques d’une période avancée : carie profonde, ulcérations, fistules, abcès ossifluents, luxation dite spontanée, rétraction et déviation consécutives du membre. Les malades de l’armée succombent sans doute trop sou- vent dans celle période avancée de l’aiïection, mais bien plus souvent aussi qu’on ne le pense, ils échappent à celle termi- naison fatale, grâce k toutes les influences salutaires dont il faut tenir compte : la jeunesse d’abord cl le rétablissement des forces par la prompte cessation des fatigues du service, la surveillance rigoureuse des prescri])tions faites et des soins indiqués, la possibilité ensuite d’un rèpos prolongé à la sortie derhôpilal, et mieux encore, toutes les fois que les hommes peuvent eu profiler, l’avantage d’un congé de convalescence, de la réforme avec gratification, ou enfin d’une pension de re- traite; telle est en aperçu la terminaison assez fréquente de la fémoro-coxalgie dans les hôpitaux de l’armée. Il est en- tendu que nous laissons de côté les faits contraires, eu égard surtout aux complications. H me serait donc permis de conclure, pour ma part d’obser- vation et d’expérience, que si la résection de la hanche n’a pas été plus pratiquée en France dans les hôpitaux militaires que dans les hôpitaux civils, c’est par une série de motifs tendant à compléter ceux qu’a si bien exposés M. le rap- porteur. Je n’en déduirai pas cependant celle conséquence générale, de ne point recourir à l'opération souvent pratiquée en An- gleterre, en Allemagne et en Amérique; je crois même, avec iM. Gosselin, que W. Le Fort a grandement raison de la pré-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22346818_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)