Traité de diagnostic médical; guide clinique pour l'étude des signes caractéristiques des maladies contenant un précis des procédés physiques et chimiques d'exploration cliniqu / par V. -A. Racle.
- Victor Alexandre Racle
- Date:
- 1878
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Credit: Traité de diagnostic médical; guide clinique pour l'étude des signes caractéristiques des maladies contenant un précis des procédés physiques et chimiques d'exploration cliniqu / par V. -A. Racle. Source: Wellcome Collection.
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![d’arrel, de soubresauts, d’efTorts critiques. Pendant les pre- miers jours rien n’^srale la continuite, \a. tension ]oerma- nenle de I’etat febrile, circonstance qui a valu a cette lievre le nom de continue continente, par excellence (Bor- sieri); Gorvisart disait aussi de la fievre putride que c'est une continue qui continue. Nous trouverons plus loin dans I’observation de la lempbrature un moyen beaucoup plus certain que tous les autres de reconnaitre une lievre tj'- phoide des le premier septbnaire. [J L'erreur inverse, qui consiste a prendre pour une sim- ple fievre gastrique ou catarrhale une lievre typho'ide abor- tive on [ebrwile typhoide, est encore plus frbquente et plus difficile a eviter. En ellet. Griesinger sous le nom de typhus levisswnus, Lebert sous celui de typhus abortif ont d6crit une varibte de fievre typhoide tres-com- mune dans certaiiies epidemies, et d’une durbe moyenne de 10 a 12 jours seulement. Dans cette varietb,les plaques de Peyer n’arrivent pas a ulcbration; de la la courte duree de la maladie, dont elle presente, du reste, le debut, le mode d’invasion et de defervescence lliermiqiie, le mb- teorisme, la diarrliee, l’6ruption et quelquefois meme les symptomes typhoides. La lievre bpliemere, au contraire, commence par un debut brusque, se juge tout aussi rapi- demeiit, et se termine generalement par I’apparition d’un herpes, qui manque constamment dans la fbbricule ty- phoide. La convalescence est lente dans cette derniere pyrexie; elle est pour ainsi dire nulle dans la lievre gastri- que et dans I’ephbmere. Eiifin, ici aussi, la thermometfie fournit des caracteres diffbrentiels precieux (1).]] Fievre typhoide. — Ijorsque Ton croit etre aux prises avec cette grande maladie, la maladie grave par excellence, la maladie endemique et populaire, qui est aux contrees tempbrees ce que sont les maladies pestilentielles pour les pays chauds, c'est de loin et de haut qu’il faut poser les premiers jalons du diagnostic. Nous ne croyons pas que I’on doive se preoccuper d’abord des. questions de detail. La pensee d’line fievre typho'ide doit naitre surtout dans les climats temp6res, dans la rbgion moyenne de I’Europe; (1) Voy. A. Laveran, De la fieove typho'ide abortive, ou febricule typhoide. (Archives ghn. de mddecine. I'aris, 1870.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24991399_0044.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


