ude sur l'hypertrophie gale de la glande mammaire chez la femme.
- Labarraque, ouard Fric Antoine.
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: ude sur l'hypertrophie gale de la glande mammaire chez la femme. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
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No text description is available for this image![Actuellement, elle e.t toujours couchée; le volume et le poids de ses seins la mettent dans l'impossibilité de se tenir, ou debout, ou assise; tous les moyens possibles ont été imaginés, mais en vain, pour alléger dans la station ces deux masses. La figure est maigre, le teint pâle, l'appétit bon, la voix forte, le pouls toujours précipité, et offrant 90 pulsations par minute. Ses énormes ma- melles lui tombent sur les cuisses, et elle est obligée de se tenir constamment sur l'un des côtés, ce qu'elle ne peut faire que lorsqu'on a soulevé préalablement et avec peine, ces deux masses hypertrophiées. A chaque instant, il faut changer la situation de la patiente, ce qui est une torture continuelle. Chaque mamelle a 70 centimètres de longueur et 90 de circon- férence. La peau est épaisse, les pores sont espacés, presque béants, en ])roportion de l'hypertrophie des organes : la couleur de la peau est normale; il n'y a pas la moindre trace d'infiltration œdémateuse. En palpant, on sent que l'on manie une masse spon- gieuse, et le tremblotement de cette masse, quand on la remue, fait comprendre qu'elle est imprégnée d'un liquide. Le sein gauche n'a plus de mamelon ; une excroissance s'y était déve- loppée; elle est tombée avec lui ; le sein droit, à la place du mamelon, présente une masse dure, noirâtre à la surface avec oieur de gangrène et une suppuration superficielle et fétide. Le D'' Rousseau, pour se rendre compte de la nature de la tu- meur, se décida à y faire une ponction, dans le courant de sep- tembre. J'enfonçai, dit-il, un trocart à une profondeur de 6 cen- timètres, ii s'écoula, par la canule, lentement et goutte à goutte, un liquide limpide qui, après être tombé dans levase, se coagulait en blanchissant un peu à sa surface, à la façon du coUodion qui s'épaissit; à la partie inférieure, le liquide restait moins épais, et comme albumineux. Craignant que la malade, déjà fortement im- pressionnée, ne s'affaiblît, je fis une compression légère, et un instant après, tout s'arrêta. Depuis ce temps, la malade est toujours dans le même état; elle est continuellement couchée, loit et mange bien, et attend que le terme de sa grossesse amène un changement quelconque à cette étrange situation H). (\) Rousseau. In Revue médico-chirurg., 4e année, t. IV, 1856,p. 596.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21062705_0048.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)