Cancer / par P. Menetrier ; avec 114 figures intercalées dans le texte.
- Menétrier, Pierre Eugène, 1859-1935.
- Date:
- 1908
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Credit: Cancer / par P. Menetrier ; avec 114 figures intercalées dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![(les travées fibreuses, nous pensons que le phénomène initial de celle lormalion se passe dans répilliélium cl que la prolileralion conjonc- tive est toujours secondaire ». Et il ajoute, pour mieux préciser sa pensée : « L’épilliéliome glandulaire, néoplasie esscnliellcment cons- tituée par la végétation des épithéliums sécréteurs, se distingue en premier lieu par les caractères particuliers des éléments cellulaires (pii le constilueul, en second lieu par la disposition du stroma qui vient s'ajouter à ces éléments. Nous revenons ainsi à l’opinion ancienne de Lcbert et de l’école histologique française, qui consi- dérait la cellule comme étant la caractéristique du cancer, avec celte dilïérence (jue nous regardons celle cellule non pas comme un élé- ment d’une espèce à part, mais simplement comme un épithélium qui ne dilVère de l’épithélium normal (pie par des modifications secon- daires ». Si pour le foyer primitif du carcinome Lancereaux affirme nette- ment l’origine épithéliale, il est moins précis en ce qui concerne les localisations secondaires. Pour celles-ci, « l’agent d’infection, dit-il, n’est-il pas autre qu’une cellule ou un noyau cancéreux qui n’aurait fait que traverser les vaisseaux lymphatiques? N‘est-il qu’un débris de ces éléments, des granulations charriées par les cellules lympha- tiques? » Il pense, cependant, en raison du volume des cellules épi- théliales, que ce sont plulcjt les granulations qui agissent et, sem- blables aux ferments, « auraient la propriété d’irriter au loin les tissus conjonctifs, de les faire bourgeonner, et de transformer leurs jeunes éléments en cellules épithéliales ». L’indilTérence cellulaire règne encore à ce moment, et dans l’ac- croissement du carcinome on met en balance les hypothèses sui- vantes dont nous trouvons l’exposé dans un ouvrage de vulgarisation, le Manuel de palhologie chirurgicale, édit., de Jamain et Terrier : (( Faut-il admettre ici une infection spéciale (épithéliale) agissant sur les cellules du tissu conjonctif, ou plutôt une migration des jeunes cellules du carcinome, dans les interstices du tissu cellulaire (Lucke, Pindfleisch'; ? Doit-on, avec Koster, croire à la pénétration des cellules dans les lymphatiques dont l’endothélium s’altérerait? » (1877). Cependant Malassez, à propos de l’examen histologique d’un cas de cancer encéphaloide du poumon [Arch. de phgsiol., 1870), montre les altérations morphologiques et topographiques des cellules épithéliales se présentant successivement, et selon les points divers de la lésion pulmonaire, en revêtement d’épithéliome cylindri(pie typique, en épilhéliome végétant mélalypique, et enfin épilhéliome infectant revêtant l’apparence alvéolaire du carcinome, et il conclut (]uc le carcinome doit être considéré non comme une tumeur d’es- pèce particulière, mais comme une variété évolutive des épithéliomes. « Le mol épilhéliome, dit-il, caractérisait la nature de l’élément pré- dominant dans une espèce de tumeur, (|uelle ([ue soit du reste la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29011310_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


