Cancer / par P. Menetrier ; avec 114 figures intercalées dans le texte.
- Menétrier, Pierre Eugène, 1859-1935.
- Date:
- 1908
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Credit: Cancer / par P. Menetrier ; avec 114 figures intercalées dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![Dans le cancer de l’eslomac, Hauser (1) coinple .500 iniloses épithéliales, contre H seulement dans le tissu conjonctif du stroma. Aussi peut-on, dans unecertaine mesure, conjecturer de la malignité d'une tumeur par l’abondance des mitoses que l’on y rencontre. Dans le grand nombre de cellules en division, on peut en saisir à tous les stades du processus, et l’on peut constater ainsi que tandis que, pour un certain nombre de cellules, les phénomènes de la karyo- kinèse s’elTectuent avec des apparences absolument normales, pour d’autres, et en nombre plus ou moins considérable selon les tumeurs étudiées,desanomalies serencontrentauxdiversstades de la division. Ce n’est donc pas seulement par leur abondance que les mitoses des cancers sont remar(|uables ; c’est encore et surtout par les nom- breuses moditications pathologiques qu’elles présentent. Cornil, dès 1886, a attiré l’attention sur la fréquence des karyokinèses anor- males dans les néoplasmes, et les observations qu’on en a pu faire ont pris une importance considérable, tant au point de vue des inductions que l’on en peut tirer sur le processus lui-même, puisque plusieurs théories pathogéniques en sont issues, qu’au sujet de l’interprétation de certaines figures rencontrées dans les cellules des tumeurs, et considérées comme des parasites par desobservateurs trop pressés d’y découvrir la cause spécifique de ces néoplasies. Les anomalies observées consistent en la présence dans les cellules en prolifération de divisions nucléaires multipolaires à 3, 4, 5 bran- ches et plus, surtout fréquentes dans les cellules volumineuses et hypertrophiques (fig. 91); dans des irrégularités de forme, de nombre, de volume des filaments chromatiques; la division incom- plète de la cellule aboutissant à la formation de cellules géantes à noyaux multiples, l'essaimement de fragments de chromatine dans le protoplasma ; la multiplication isolée des centrosomes (Borrel) (2) et leur inclusion dans des vacuoles du protoplasma ; l’inclusion de noyaux dégénérés ou de cellules filles dans le protoplasma de la cellule mère. Schottlander, Trambusti et Flemming décrivent des mitoses avec chromosomes égarés. Toutes ces apparences, dont, grâce à des techniques colorantes perfectionnées, l’origine cellulaire ou nucléaire a pu être nettement affirmée, reproduisent complètement les diverses figures présentées comme parasites intracellulaires ou intranucléaires [Cornil (3), Pianese (4), etc.]. Les mitoses multipolaires sont relativement fréquentes (5). D’après (1) Hauseu, Das Cyliiiderepithelcai’cinom des Magens imd des DicUdarm^. Icna, 1890. (2) BomiEL, Congrès inl. de médecine. Paris, 1900. (3) CoBML, Congrès inl. de médecine. Rome, 1 894. (4) Pianese, Reilrage zur Histologie und Aeliologie des Carcinoni's {Ziegler's Beitrage., 1896). (6) CoBNii-, Mode (le mulliplicalion des cellules et des noyau.\ dans IMpilliélioina (Joiirn. de l’anat., 1891). — Cornil a trouvé des variations en rapport avec le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29011310_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


