Cancer / par P. Menetrier ; avec 114 figures intercalées dans le texte.
- Menétrier, Pierre Eugène, 1859-1935.
- Date:
- 1908
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Credit: Cancer / par P. Menetrier ; avec 114 figures intercalées dans le texte. Source: Wellcome Collection.
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![TllAlTEMl'NT. la—o'iü inélhodede Rogeri 1). Le bouillon ensemencé avec le slreplocoqueesl mainlenu Irois semaines à la lempéralure de Sd” ou 35, puis réense- mencc avec le prodifjiosus el conservé dix jours à la lempéralure de la chambre, slérilisé par chaulïage el addilionné de poudre de Ihymol. Les cullures sonl ainsi plus énergiques que les loxines lillrées. Lesdoses injeclées varienl de 5 à40centigrammes. 11 faut commencer avec des doses faibles, et passer peu à peu aux doses fortes jusqu’à atteindre une réaction thermique de 39°,5 à 40. La méthode est efficace seulement contre les sarcomes, et Coley pense avoir ainsi guéri un sarcome du dos, un autre de la paroi abdo- minale, un sarcome fusocellulaire de la main chez une femme de vingt ans, un sarcome fusocellulaire de l’omoplate chez une fille de seize ans, un sarcome du creux poplité chez une fille de quinze ans, un sarcome intra-abdominal à cellules rondes, etc. En somme, des sarcomes de divers types, principalement à cellules fusiformes ou à cellules rondes. Le traitement des cancers par les toxines streptococciques a été également employé par Le Dentu, Friedrich, Lauenstein, Kocher, Lassar, Czerny, de Witl, Mynter, Matagne, etc. (’i). Tous ces auteurs concordent à reconnaître la parfaite inefficacité des injec- tions de loxines dans les diverses formes des cancers épithéliaux, les seuls résultats favorables concernant des sarcomes, mais pour la plupart il s’agit seulement d’améliorations temporaires. Ces injections peuvent d’autre part provoquer chez les malades des troubles morbides très pénibles, nausées, vomissements, fièvre intense, céphalalgie, anémie, amaigrissement, accidents parfois de longue durée. Sérulhérapie. — Au lieu d’employer directement les streptocoques ou leurs loxines, Emmerich et Scholl (3) ont préconisé les injections de sérum du sang d’un mouton préalablement infecté avec des cullures virulentes d’érysipélocoque. Le sérum est injecté à la dose de 1 à 4 centimètres cubes dans l’épaisseur des néoplasmes et l’on va parfois jusqu’aux doses de 15, 20 et 25 centimètres cubes. Les injec- tions sont quotidiennes. Elles sont douloureuses seulement lorsque la quantité de liquide injecté est forte. La réaction thermique est faible el passagère. On observe autour de l’injection un pseudo-éry- (1) Coley, The lherapeutic value of tlie niixed loxins ol'lhe sLi-eptocoecus of Ery- sipelas and Bacillus ppodigiosus in Lreatment of inopérable malignant liimour {Amer. Journ. of ined. science, IS96). — Hesulls of lhe lreatment of inopérable sarcoma by niixed toxins of Erysipelas and Bacillus prodigiosus (Ibid., 1906). (2) Le Dentu, Onzelle des hôp., lévrier 1896.— FiuEnnicn, Lauenstein, Koeher, etc., XXIComjrés de la Soc. ail. de chir., 1895. — Czerny, Deutsche ined. Woch., 1893. — De WhTT, A’orlhiveslern Lancet, 1895. — Mynter, Med. Record, 1895. — Matagne, Traitement des tumeurs malignes inopérables ]iar l’érysipèle et par les toxines de Coley (Revue des maladies cancéreuses, 190U). (.3) Emmerich cT Sciioll, Deutsche med. Woch., 1895. — Emmerich et Zimmerji ann Ibid.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29011310_0651.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


