La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué.
- Roger, George Eugene Henri, 1860-1946.
- Date:
- 1899
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Credit: La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué. Source: Wellcome Collection.
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![(issu aréolaire. Ces sinus soûl, lieaucoup plus petits et beaucoup moins bien (léliinilés que cliez le lapin. Quebiues-nns, enloui'anl j)lus ou moins ré/zu- lièremenl une artère, semblent foi mer le centre d'une petite région distincte, d’une soi'le de lolude. Mais celle distribution est loin d’èliv régulière : bien des sinus ne contiennent pas de vaisseaux et, d'autre })ai l, il existe des artères volumineuses ipii ne sont pas l'enlermècs dans la cavité d'un sinus ou ([ui ne sont pourvues (]uc d'une gaine ti-ès incomplète; enlin. pai-('ois, on ne voit aucun vaisseau sanguin. Cependant, (|uand on (‘xamine une moelle palbologi(iue, et (pie l'on compare des parties prolil'èrèes à d’autres t lui le sont moins, il semble (jue la distribution des moditications de la moelle soit plus ou moins nettement commandée par la disposition des sinus. On voit entiu, sur la coupe, des artérioles assez nombreuses et (iuel(|uel'ois des veines à parois normalement constituées. I.a moelle osseuse de riiomme est formée, comme celle du lapin, par un tissu aréolaire à mailles remplies de graisse; mais les travées sont plus déliées et les globules rouges (libelles i-enfeimient sont plus abondants. Par contre, le nombre des cellules est beaucoup moins considérable. A peine voit-on par place une ou deux cellules appartenant poui' la plupart au groupe des normoblastes ou des myélocytes. Quelipies-uns de ces derniers contiennent des granulations éosinopbiles. Fait remarquable, ou ne ren- contre ])as de cellules géaides à l'état nonnal. La moelle de l'homme est donc beaucoup moins riche en éléments cellulaires que la moelle du lapin adulte; elle semble présenter une tendance jilus marquée vers l'évolution conjonctive, car elle renferme un grand nombre de cellules fusiformes aj)pli(iuées contre les parois trabéculaires. Non seulement il n’y a pas de couches séparant les dilférentes parties de la moelle et délimitant des lobules nets, mais même à la périphérie de la coupe 011 ne voit pas de couche corticale formée par la condensation des fibrilles comparable à celle qu'on trouve chez le lapin. La moelle bumaiiie est simplement limitée à la péi-iphérie par une fibrille un peu plus épaisse (lue celles du reste de la coupe. MOELLE OSSEUSE DU COBAYE Tout ce que nous venons de dire démontre (|ue la moelle osseuse, bien que construite sur le même jilan, présente des dilférences assez manjuées suivant l’espèce ([u'on envisage. Et, en effet, le tissu médullaire du cobaye, important à connaître ])uisqu'il s'agit d'un animal de laboratoire, est inté- ressant à étudier à cause de certaines particularités curieuses ((ue nous avons signalées L Nos recherches ont porté sur des cobayes jeunes et sur des animaux de poids élevé, dépassant 700 grammes. Dès l'ouverture du fémur on reniar([iie an’ - Histologie normale de la moelle osseuse du cobave. Soc. de biolonie^ 29 juillet 1899, p. 72G. ''](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22385794_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


