La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué.
- Roger, George Eugene Henri, 1860-1946.
- Date:
- 1899
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Credit: La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué. Source: Wellcome Collection.
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![Remarques : Exi>. 111. — Analyses portant sur deux lapins très vieux, au laboratoire depuis près d’un an. V. — Inoculation sous-cutanée. Phlegmon localisé. Animal tué le quatrième . .. Exr. Yl. — Inoculation intra-péritonéale. Péritonite. Mort au troisième jour. Exp. Vil. — Inoculation intra-veineuse. Septicémie. Mort au troisième jour (graisse non dosée). Exp. Vlll. — Inoculation intra-veineuse à plusieurs reprises. Septicémie. Mort au onzième jour. Cos cliillfcs sont la protno do la grando aclivilô vitale qu’acquiert la moelle osseuse dans rinfccUon. Que voyons-nous on ellol? L'albumine, la substance active et vivante, augmente dans dos proportions considérables en même temps tpio l’eau destinée à la solubiliser et à favoriser son action. Par contre la graisse, réserve alimentaire en même temps (pie tissu de remplissage, diminue et parfois disparaît prcstpie; elle laisse la place aux substances vraiment actives et peut-être leur founiit les éléments néces- saires à leur rapide développement. En présence de ces résultats on peut se demander à nouveau si le tissu médullaii'e quand il réagit n’est pas doué de propriétés sécrétoires impoiTantes. Malbeureusement les expériences (pie nous avons tentées dans ce sens ne nous ont ]>as donné de résultats satisfaisants, et les auteurs qui se sont occupés de la ([uestion ne semblent pas avoir été plus heui'cux. Dans le même ordre d’idées, disons (pie les essais d’opotbérapie médullaire tentés par MM. Cbarrin et Gliassevant, Gil- bert et Garnier ont été négatifs. En résumé, la moelle osseuse réagit dans l’infection stapbylococci(iue en donnant surtout naissance aux cellules à grains neiitropbiles destinés à englober les germes : ce sont ces éléments ipii prédominent. Cependant les autres variétés sont également très abondantes; on trouve de nombreuses cellules géantes et, dans une moindre jiroporlion, du moins jiar rapport à l’état normal, les normoblastes et toutes les cellules de la série bémoglo- bi(pie. Une (piestion doit être posée ; une autre variété de cellules peut-elle se multiplier d’une façon prédominante ou exclusive? En un mot existe-t-il des réactions nentropbiliqnes, éosinopbiliipies, normoblastiques? On doit reconnaître tout d’abord ([u’il n’y a jamais multiplication absolu- ment exclusive d’une seule variété de cellules. Dans les cas que nous avons examinés, il y avait bien prédominance d’une variété d’éléments, mais tou- jours il y avait un certain degré de pi-oliféralion et d'irritation des autres espèces; c’est d’ailleurs ce que nous avons constaté dans la réaction neii- tropluliipie des su])i)urations et de certaines infections où, comme nous l’avons vu, il y a également multiplication des autres variétés de cellules. On n’a jamais étudié directement la moelle osseuse dans les cas d’éosi- nopbilie. Cependant comme ces cellules naissent dans le tissu médullaire, tout i)oi-te à croire que l’augmentation des leucocytes éosinophiles dans le sang doit être liée à une multiplication des myélocytes éosinophiles dans la moelle osseuse. Quant à la réaction norinoblaslique de la moelle des os, nous l’aAons](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22385794_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


