La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué.
- Roger, George Eugene Henri, 1860-1946.
- Date:
- 1899
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Credit: La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué. Source: Wellcome Collection.
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![iirgalivo pour les éosinophiles. I/éosinopliilie serait, duc à raclioii direrli* des tissus nécrosés et de leurs produits Ces substances, clianâées ])ar h? sang, iraient actionner dii'ecteineid la moelle osseuse. Tels sont les phénomènes réactionnels ipie revpéiâmentalion a pu pi'ovo- quer dans le tissu médullaire à l'aide des infections et des intoxications. Nous possédons actuellement des notions exactes sur le déterminisme de ces réactions défensives. Mais il ne s'agit pas d'un processus j)urement expérimental, ne se produisant que chez les animaux de lahoi'aloire. Des phénomènes de même ordre s’observent chez l'homme. C’est cette [>artie de la ipiestion que nous allons aborder. RÉACTION DK LA MOELLE OSSEUSE CHEZ L’HOMME La moelle osseuse de l'homme réagit également dans l'infection et l'intoxi- cation; mais il existe (piehiues dillerences entre cette réaction et celle (]ue l'on détermine chez le lapin. Ci's dillerences portent surtout sui‘ l’intensité de la réaction et la facilité avec huiuelle elle se produit. En etfet la moelle osseuse diaphysaire n’est pres(pie plus représentée chez l’homme adulte que par du tissu cellulo-graisseux; elle semble avoir perdu la plus grande partie de son activité dès le jeune âge. Mais, ([u'il survienne une infection ou une intoxication, elle redevient ce iju'elle était dans renfance; elh^ reprend ses fonctions pour protéger l'organisme. Ses éléments celhdaires, (pii étaient d’une extrême rareté alors que les organes n’avaient pas à lutter, deviennent très nombreux; ils inliltreut les travées et donnent au tissu un aspect analogue à celui cpi'on observe chez le lapin dans les mêmes cir- constances. Seulement la réaction est moins facile, moins marquée et moins intense. Le chemin à parcourir entre une moelle normale complètement graisseuse et une moelle active constituée ])ar une nappe de cellules est en etfet plus long chez riiomme ipie chez le lapin. Ces considérations expli([ueut l’aspect de certaines moelles proliférées de l’homme, et montrent encore une fois (pie, si le plan anatomiipic général et la fonction de ce tissu sont les mêmes, il existe cependant de grandes variations dans le mode de réaction suivant les espèces auxijuelles on s’adresse. A part ces (pielques dilférences, la moelle osseuse de l’homme est ana- logue dans ses réactions à celle des animaux. Prenons, comme exemple de réaction neutrophilique, ta moelle osseuse des liihercideux ^ dont l'un de nous a étudié les caractèies. Grohé^ avait (hqà signalé la fréipience des moditica- tions de la moelle osseuse dans ta tuhei'culose pulmonaire; sur i57 autopsies de phtisiques, il avait trouvé Ht) moelles lymphoïdes, 18 moelles en gelée, 28 moelles grasses. Sur ces 28 moelles grasses 10 appartenaient à des indi- vidus âgés de plus de soixante ans et 8 à des sujets atteints en même temps 1. Elirlich et Lazarus. Die Anaemie, p. 107 et 114. 2. .losué, Thèse de Paris, 1808. 3. Grohé, üeber des Verhalten des Knochenmarkes in verschiedenen Krankheils- zuslanden. Berlin, klin. Wochenschr., 1881, n“ 44, et 1884, n“ 15.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22385794_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


