La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué.
- Roger, George Eugene Henri, 1860-1946.
- Date:
- 1899
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Credit: La moelle osseuse à l'état normal et dans les infections / par H. Roger et O. Josué. Source: Wellcome Collection.
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![montré que dans la premiéi'c il y a l'éaclion des cellules Idanclies; dans la seconde, réaction des éléments à hémoglobine. Étudiant 2o cas de variole hémoia‘agi(iue et 10 de variole pustuleuse, il établit (pie la moelle est abondante, grise ou gris rouge, de consistance pidlacée dans la variole ordinaii'e. Au microsco])e il constate une augmentation ti'és considérable des cellules blanches avec des noyaux en division, par contre les glol)ules rouge nucléés sont l'clalivement peu abondants. Dans un cas de variole pustuleuse (jue nous avons eu l'occasion d’étudier, nous avons ti'onvé des modilications analogues; il (>st vrai (ju'il s'agissait d'un enfant et par suite nos constatations étaient moins probantes. Par contre, dans la variole bémorragicpie, le tissu médullaii*e pi'ésente des modifications témoignant d’une réaction normoblastiijue des plus intenses et des plus spécialisées. Il est rouge, si fluide qu’il s'écoule comme du sang pur et donne un li([uide renfermant quelques grumeaux (|u'il est difficile de dilacérer. Au microscope Golgi a observé des hémorragies dill’uses dans tous les espaces médullaires; les cellules blanches ont diminué de (piantité dans des proportions extraordinaires, une pai'tie de celles (jiii restent pi-ésente des lésions de dégénérescence graisseuse. Par conti'e les glo- Imles rouges nucléés sont extraonfinaircment nombi'eux. En un mot, dans la variole pustuleuse beaucoup de cellules blanches, peu de globules rouges a noyaux; dans la variole bémorragiijue peu de cellules blanches, quantité énorme de globules ronges nucléés, réaction normoblasti(iue intense. Cette réaction normoblastique de la moelle des os, nous l'avons observée également dans im cas de purpura toxique. La moelle osseuse était rouge et fluide. A 1 examen histologique, on constate une prolifération cellnlaire extrêmement intense; tonte la coupe est presque complètement transformée en une najipe de cellules, il ne reste plus (jue (juelqucs rares aréoles grais- seuses. Or ces cellules sont presque uni(|uement des glolniles rouges nucléés, facilement reconnaissables a leur noyau rond, très foncé et homogène. Il existe de ci de là linéiques myélocytes, mais ils sont en infime minorité. Les coupes présentent donc un aspect très particulier. Giobé signale également un cas de maladie de Werlbof chez un homme de tiente-trois ans. Il note, sans insister autrement, une énorme quantité de globules rouges à noyaux. Il s agissait donc encore d une réaction normo- blastique de la moelle des os. Si nous compaions les cas oi’i on a observé la réaction normoblastique chez 1 homme, nous voyons ipi il s agit de maladies s’accompagnant d'bé- moiiagies du côte de^ la peau et des oi-ganes. Il y a sans doute un rapport a établir entre les phénomènes hémorragiques et l’état de la moelle. Peut- etre, en examinant avec soin le tissu médullaire dans tous les cas de ce genie, arriverait-on à éclaircir la physiologie pathologique de certaines manifestations bémorragiiiues multiples dans les infections et les intoxica- tions, manifestations dont les causes et le mécanisme sont encore obscurs. Tels sont, fixés d après quelques exemples, les caractères de la moelle osseuse en réaction neutropbilique et normoblastique chez l'homme ; nous](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22385794_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


