Dissertation sur les généralités de la médecine clinique, présentée au concours pour une chaire de médecine clinique à la Faculté de médecine, le 11 juillet 1831 / par P.A. Piorry.
- Piorry P. A. (Pierre Adolphe), 1794-1879.
- Date:
- 1831
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Credit: Dissertation sur les généralités de la médecine clinique, présentée au concours pour une chaire de médecine clinique à la Faculté de médecine, le 11 juillet 1831 / par P.A. Piorry. Source: Wellcome Collection.
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![qui portaient Hippocrate à comparer aux dieux le médecin philosophe. Que, touché des douleurs du pauvre, il le console et le soulage j qu’il ne s’habi- tue pas à voir souffrir sans en être ému ; qu’il soit indulgent pour la faiblesse d’intelligence des mal- heureux qu’il soigne, et quelque décrépits et quel- que stupides qu’ils soient, que la raison lui fasse voir en eux toujours des hommes. Que l’examen des malades soit attentif, mais qu’il soit le moins fatigant possible. Que ses recherches aient toujours l’utilité pour but. Que si un sujet lui donne l’occa- sion d’examiner quelques faits intéressans pour la science, qu’il néglige cet examen plutôt que de, s^exposer à être préjudiciable à celui qu’il soigne. Que le professeur de clinique emploie les moyens de diagnostic les moins douloureux et les plus exempts d’inconvéniens graves, de préférence à ceux qui font souffrir ou peuvent avoir quelque danger. Qu’il ne permette pas à vingt élèves d’exa- miner coup sur coup et de faire parler long-temps un phthisique exténué. Qu’il ne fasse jamais de ceux qu’il se propose de guérir, des sujets d’expé- rimentations chanceuses. Que réservé sur ce qu’il dit, prudent dans ses jugemens sur l’avenir, cir- conspect dans le nom des maladies qu’il prononce, il ne porte pas la terreur là où sa voix ne doit faire entendre <]ue des paroles de consolation. Eu un mot, que son zèle pour la science, son dévoûment pour les élèves, s’accordent toujours avec son amour pour l’humanité. FIN.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21721592_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)