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Credit: Précis de manual opératoire / par L.-H. Farabeuf. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![qui doit rester en permanence. Ce travail de cicatrisation se fait avant la chute du fil, mais en même temps se forme, ordinairement dès les premières heures, un caillot intra-artériel adhérent aux fronces des tuniques rompues et qui remonte jusqu’à la première collatérale. Ce caillot devant persister avec quelques modifications et jouer un grand rôle dans l’hémostase, il faut en favoriser la production, en liant loin des collatérales, et la conservation, en ne dénudant pas l’artère sur une trop grande longueur. Je dois dire cependant que ce caillot n’est pas indispensable, la cicatrice des timi(jucs pouvant à la rigueur se montrer suffisante; mais c’est alors surtout ([u’importe la conservation des vasa vasorum, c’est-à- dire la brièveté de la dénudation. Vers 1872, j’ai vu une artère carotide externe bien oblitérée et sans caillot appréciable; la ligature avait porté à l’origine même du vaisseau, très près de la thyroïdienne supérieure et de la carotide interne. Mais cette dernière, par ses anastomoses à la base du cerveau, est une voie si largement ouverte au sang, qu’on ne peut guère la comparer à une collatérale ordi- naire qui, en même temps qu’elle entretient le mouvement et la flui- dité du sang, se montre insuffisante pour son écoulement, d’où résulte, sur la ligature, un choc violent et dilatateur à chaque sy- stole ventriculaire. Je me reprocherais d’avoir cité la possibilité de réussir en liant près d’une collatérale, si je ne répétais ici une fois encore qu’il faut à tout prix s’efforcer d’éviter cette pratique et ta- cher de réunir les deux facteurs de l’oblitération : le caillot et la cicatrice. Va })our bien montrer l’utilité du caillot, je rappellerai ce que l’on a frécjuemment l’occasion d’observer : les hémorrhagies par le bout périphérique, après la chute du fil. La cicatrice a pu se faire également sur les deux bouts, si l’on a lié au milieu de la partie dénudée, mais, dans le bout périphérique, d’abord privé de sang à ])eu près complètement, le caillot est toujours tardif, très petit, al»scnt même dans la moitié des cas; il en résulte que, à la chute du fil ou pendant la section lente de la tunique externe, il ne peut o[)poser ((u’iiiie fragile barrière au sang ramené par les collatérales dilatées; delà, une rupture possible de la cicatrice, rupture fré- quente si la plaie suppure, et une hémorrhagie. Après avoir longuement montré comment il faut s’y prendre [)our lier une artère dans la continuité, il est bon de résumer les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28073290_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)