La fièvre dengue à Constantinople (été et automne de 1889) / par une commission composée de Dr Mahé, Dr Mordtmann, Dr Ritzo, rapporteur.
- Date:
- 1890
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Credit: La fièvre dengue à Constantinople (été et automne de 1889) / par une commission composée de Dr Mahé, Dr Mordtmann, Dr Ritzo, rapporteur. Source: Wellcome Collection.
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![Au bout de 6, 12 ou 18 heures, dans la nuit ou mèiiie dans le inatiiiée, la lièvre alleignait son summum d’intensité. Cela est vrai dans une certaine mesure ; néanmoins les e.\ce[)tions. dûment constatées, de’ cette règle ont été tout aussi nombreuses, sinon plus. Ensuite, nous nous trouvons dans la nécessité d’avouer (jue, dans (|uel([ues, unes des (d)serA'alions soumise.? à la Commission, on voit manife.slenienl ([ue le summum de la lièvre a été souVent confondu avec le début. Ordinairement,nous étions appelés auprès (b's malades au maximum de leui- lièvre : c’était en d’autres termes la fièvre (jui engageait la famille à fain; venir un mé<lecin. Mais cela ne veut pas dire (|u<; nous assistions pai- cela à réclosion même de la maladie. En suivant rexemple de nos c.orifrèiTS d’Egypte, nous avons enfin clier- clié à établir s’il y avait au moins un certain rappoi t entre la fièvre d’une part, et les douleurs ou l'état gastriijue. d<î l’auli-e. (]e (|ue nous constations aujourd'bui n'cevait nn démenti fonmd le lendemain, (>t nous n’a\ons [)U établir aucun ra[)port d'apparition, (b; dnré<^ nu d’intensité, eut re ces trois svmp- tùmes. é , c. Troubles circulatoires et sécrétoires. • 1“ Eruption. — L’éruption était le symptôme b; [)lus infidèle, mais, d’un autre côté, le plus caracléristi(jne de la fièvia! Dengue, ('.es alti ibuts les plus saillaïUs étaient : I® son jiolj/morphisme, 2® son poh/rlironisiup., 9® son (ipparilion r-'ipricieii.se et indiscipiince. ' Celte éruptiofi était parfois tfdlement terne, fugace et rai’e (|u’elle passait com- plètement inaperçue, rnamjuait l éellernenl (?) ou bien ne se faisait représenter (jue par un pe»i <le se(‘beresse de la peau, un état cbagiané ou des démangeaisons, j * A.ssez somcnt. elle s(‘ bornait à un siui])le pointillé roug(' plus ou moins intense, mais en général, elle formait des papules isolées d’un rouge pr(tnoncé réalisant le type de rérylbèim! i-oséoliforme. Non moins souvent, (die affec- tait uiic disposition tellement confliiente ([u’elle formait de larges placards à bords irréguliers imitant en tout point le rasb scarlatinifoinie. Elle tenait alors, également, déd’érysipèle. en ce sens (pj’elle offrait à la palpafion une sorte de bourrelet permettant de la délimit('r les yeux fei niés. A côté de ces formes, plusieurs auteurs rapportent des exanthèmes reproduisant l’urticaire, l’acné, le lichen, elç. A l’instar des taches rosées lenticulaires, le rasb de la fièvre Dengue dispa- raissait toujours par la pression au doigt pour réapparaître ensuite. 11 n’était annoncé par aucun; phénomène prémonitoire. Tout au plus, rencontrait-on parfois ’qüebjues individus soigneux de leur personne et s’observant bien, qui accusaient une certaine chaleur, une certaine tension de la peau.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22291386_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)