La fièvre dengue à Constantinople (été et automne de 1889) / par une commission composée de Dr Mahé, Dr Mordtmann, Dr Ritzo, rapporteur.
- Date:
- 1890
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Credit: La fièvre dengue à Constantinople (été et automne de 1889) / par une commission composée de Dr Mahé, Dr Mordtmann, Dr Ritzo, rapporteur. Source: Wellcome Collection.
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![mais les cas dans lesquels ces limites ont été très sensiblement dépassées ne sont pas rares. Le type intermittent par exemple a été tout aussi fréquent que le type continu, et plusieurs malades étaient pendant 8, 10, 12, et même 20 jours le jeu des différentes manifestations de la Dengue. Aussi, la dénomi- nation three days ferer donnée à la maladie ne répond-elle qu’à un certain nom- bre de cas seulement. A côté des formes intermittentes, les^rechutes ont été nombreuses. Quel- <(ues malades mènlle. une fois ^tombés, ne pouvaient plus en sortir, tant ils .semblaient offrir pour la nmladie une prédisposition tout particulière. Le Dr Spadaro relate le'cns’d’'ûn malade qui eut trois rechutes dans l’espace de 15 jours. Les symplôcneS étaient toujours les mêmes ; éruption, vomissements,', diarrhée. Li>s réciilires n’ont pas été rares. Une fatigue, une reprise précipitée du- travail y prédisposaiL*Le I)' Limarakis en rapporte 4 cas sur à peu près 1,0(K). présentés au Dispensaire des Dames grecques; Mattéossian 3, et Spadaro 3,. le prcmiêr 23 jours, le second 30, et le troisième 10 jours après la résolution de la première allaque. La fièvre Dengue, en tant (|u’affeclion morbide et exempte de toute coin- [>!ication, s’esL toujours terminée par la guérison. Sur des centaines de mille individus atteints, c’est à peine si nous avons {juelques -dècès à déplorei' (Mordtmann, Spadaro, Stékoulis) : encore s’agit-il ou bien d’enfants chétifs et malingres (Zavitziano, Yiolij, ou bien de vieil- lards ]-elativement épuisés par des maladies antérieures et dans le plus tristtv état de misère pliysiologicpie. La mort était ainsi chez eu.x la suite d’un coup de fouet.plutôt, donné à une affection préexistente. Les cojiiplicalions proprement dites ont été un épiphénomène tout à fait exceptionnel dans la fièvre Dengue. D’iîne façon générale, les symptômes propres <le la maladie prenaient, quel- quefois, une intensité telle qu’ils constituaient, à coup sûr, de véritables com- plications. / - M.\L les D''^ Ijimarakis, Mally, Siotis, Spadaro, Stavridès et autres ont constaté ainsi de véritables angines, amygdalites, gingivites, etc. Suivant Za- vitziano et Yioli, ces angines étaient pour la plupart inflammatoires ou pul- tacées chez les enfants. M. le !)'■ Const. Macris relate le cas d’une glossite ; MM. les D''® Spadaro,' Mordtmann et Limarakis quelques cas avec saignements des gencives. Plusieurs cas d’hémiplégie ont été rapportés par les observateurs ; ils sont](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22291386_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)