Licence: Public Domain Mark
Credit: Le microbe et la maladie / par E. Duclaux. Source: Wellcome Collection.
121/286 page 109
![vention d'acides, et sans en changer la réaction neutre ou faiblement alcaline. Ces diastases, dont la présure peut être considérée comme.le type, sont de singulières substances, et l'oc- casion se présentant d'en dire un mot, nous ferons bien ; d'en profiter. On ne les connaît pas à l'état pur, et aucun procédé ne les fournit débarrassées de la matière organique inerte dont elles s'accompagnent dans le ; liquide de sécrétion. On ne sait même pas si elles sont . azotées ou non, mais on sait quelles sont très actives, i Celle qu'on retire de l'estomac du veau, et dont les dis- solutions plus ou moins concentrées servent, sous le : nom deprésiires commerciales, aux opérations de la laite- ] rie dans le monde entier, peut coaguler 600,000 fois son ! poids de lait, et ce chiffre serait sans doute notable- ■ ment dépassé si, au lieu d'opérer avec un mélange ; impur, nous opérions avec la diastase pure. Il en est de même pour les autres. Vamylase, la diastase saccha- irifiante de l'amidon, que les brasseurs trouvent dans l'orge germée, peut rendre soluble 1,000 fois son poids I d'amidon. La siicrase, la diastase inversive du sucre de canne, transforme en glucose 2,000 fois son poids de sucre candi. Il y a, à propos des diastases comme à propos des microbes, une disproportion curieuse entre le poids de matière transformée et le poids de ma- tière active. Singularité nouvelle, chacune de ces diastases est lautonome. La sucrase n'agit que sur le sucre, l'amy- lase que sur l'amidon, la présure que sur la caséine. Chose plus singulière encore ! Une même cellule vivante peut en produire plusieurs à la fois ou successivement,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21779971_0123.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image