Volume 1
Institutions de médecine, ou exposé sur la théorie et la pratique de cette science, d'après les auteurs anciens et modernes, ouvrage didactique. Contenant les connaissances générales, nécessaires à ceux qui se destinent à exercer l'art de guérie / [M. Petit-Radel (Philippe)].
- Philippe Petit-Radel
- Date:
- [1801]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Institutions de médecine, ou exposé sur la théorie et la pratique de cette science, d'après les auteurs anciens et modernes, ouvrage didactique. Contenant les connaissances générales, nécessaires à ceux qui se destinent à exercer l'art de guérie / [M. Petit-Radel (Philippe)]. Source: Wellcome Collection.
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![tristesse et alors elles amènentun soulagement mar- que ; maisil est rare qu'on pleure quand on est vive- ment affecté. ua Cura leves loquuntur , ingentes stupent (x). SENEC. Hypp. La peur produit des effets qui ont beaucoupde rap- port avec ceux de la tristesse; mais .ces effets sont bien plus prompts et pre$qu'instantanés ; elle affaibli les forces du cœur, rend le pouls irrégulier , fait naï- tre la pâleur, l'horripilation, Ja défaillance, et ralentit tellement le cours du sang dans les capillaires artériels, que souvent il ne peut couler dans l'opération de la saignée. Elle soustrait inopinément les forces aux approches du coït, et suspend la contraction des . muscles si nécessaire pour fuir l'approche d'un ennemi redoutable; elle relâche lès sphincters , ainsi qu'on le excrémens au moment où on les lie pour les consa- crer aux recherches anatomiques. Ce relâchement, én s'étendant sur tous les pores de la surface , donne accès aux miasmes qui oCcasionent si fréquemment les affections contagieuses chez les peureux : Verum ubi pracipiti magis est commota metu mens Consentire animam totam per membra videmus : Sudores itaque et pallorem existere toto Corpore, et infringi dinguan vocemque oboriri Caligare oculos, sonere aures , succidere artus , Desique concidere ex animi terrore videmus, Lucrer. (2) ? b ,’ » ! ° Enfin , portée au plus haut degré , elle fait mourir . A RL] subitement , et à l'ouverture du corps on trouve le cœur et les gros vaisseaux surchargés de sang et quel- quefois rompus. (1} Les chagrins légers laissent la parole, les plus grands aterrent. (2} Maïs lorsque la crainte émeut l'ame à un certain point , om voit celle-ci donner par tout le Corps des marques de son affection. Ainsi la sueur et la paleur se manifestent partout, la parole s’arréte sur la langue, quelques cris se font entendre » les yeux s’obscur- cissent, les oreilles bourdonnent, les membres cèdent , et enfin le Gorps succombe quand elle est portée jusqu’à la terreur. Les PASSIONS. La peur.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22040122_0001_0581.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)