Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 3 décembre 1836 / par E-T. Thurin.
- Thurin, E.T.
- Date:
- 1838
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Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 3 décembre 1836 / par E-T. Thurin. Source: Wellcome Collection.
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![Le cyanogène dissous dans l’eau peut se decèler de lui-même ou sans aucun réactif lorsque la dissolution est ancienne ; dans ce cas, on observe, selon Vauquelin : i“ Que la liqueur, d’une couleur ambrée , d’une odeur d’acide hyd ro-cyanique, contient des hydro-cyanalcs d’ammoniaque, de l’acide carbonique , etc. ; 2® Qu’il se dépose des cristaux orangés, transparents , d’une forme dendritique , inodores , insipides , presque insolubles dans l’eau , cristaux que ce célèbre chimiste est disposé à considérer comme du cyanogène combiné avec du carbone et de l’eau. ]Mis en contact à une température élevée avec les oxides métal- liques alcalins, tels que la potasse, la soude, etc., le cyanogène décompose l’eau et se transforme en acide hydro-cyanique et en acide cyanique. La strontiane, la baryte, la chaux, anhydres, la magnésie, ne se combinent pas avec le cyanogène à la température ordinaire ; mais, à l’état d’hydrates, elles absorbent ce gaz, prennent une teinte noire, et produisent des cyanures formés, selon Gay-Lussac, de deux atomes de cyanogène et d’un atome d’oxide. La dissolution aqueuse de cyanogène produit sur les oxides métalliques ordinaires les mêmes effets que sur les alcalis, avec des vitesses différentes, suivant l’affinité que chacun d’eux exerce sur les acides hydro-cyanique et carbonique qui se développent. De tous les moyens propres à nous faire constater la présence du cyanogène dans l’eau et la matière des vomissements , l’un des plus simples et des plus sûrs consiste à mélanger cette eau et cette ma- tière avec du fer, et de les soumettre à l’action de la chaleur. Dans ce procédé, si les matières vomies contiennent du cyanogène, on les voit prendre une belle couleur pourpre par l’addition de l’infusion de noix de galle. En outre, il se forme, d’une part, de l’acide hydro- cyanique ferruré, qui, se combinant avec l’oxide de fer, produit du bleu de Prusse; et, d’autre part, de l’acide carbonique, de l’acide cyanique, de l’ammoniaque, par la décomposition du cyanogène et de leau. Mais si, an lieu de l’infusion de noix de galle, on ajoutait a la dissolution aqueuse du cyano-ferrure un excès de chlore, cette](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22363610_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)