Volume 1
Histoire des membres de l'Académie Royale de Médecine, ou recueil des éloges lus dans les séances publiques ... / par E. Pariset. Edition complète, précédée de l'éloge de Pariset, publiée ... par E.-F. Dubois (d'Amiens).
- Étienne Pariset
- Date:
- 1850
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Credit: Histoire des membres de l'Académie Royale de Médecine, ou recueil des éloges lus dans les séances publiques ... / par E. Pariset. Edition complète, précédée de l'éloge de Pariset, publiée ... par E.-F. Dubois (d'Amiens). Source: Wellcome Collection.
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![rité. Il a ajouté un nom de plus à cette brillante dynastie des Fontenelle, des Condorcet , des Vicq d'Azyr et des Cuvier ; il a été le Plutarque de notre Académie : ce que le biographe de Chéronée a fait pour les guerriers et pour les politiques de l'antiquité, M. Pariset l’a fait pour les médecins et pour les naturalistes de notre époque. Il a eu cet avantage sur Fontenelle, de n'avoir contri- bué, dans aucun de ses écrits, à la décadence du goût; il n’est tombé dans aucune affectation : ce n'est point le bel esprit, c'est le style qu'il a su appliquer à la science. Il a été certainement supérieur à Thomas ; on ne l’a vu nulle part rechercher ce faste d'expression, cette exa- gération de langage , cette pompe déclamatoire que Vol- taire reprochait tant à l'Essai sur les éloges. Ce qui manquait à M. Pariset, c'était la science , telle que l'ont possédée Louis, Vicq d'Azyr et Cuvier. Lui-même reconnaissait en eux cette supériorité : 1] n'a pas nommé Vicq d'Azyr dans son discours d'inauguration, mais cha- cun a pu le reconnaître, quand il a félicité la Société royale de médecine d’avoir eu pour fondateur et pour organe un de ces rares génies à qui rien de ce qui est humain n’est étranger : grand naturaliste, grand professeur et grand écrivain , modèle d'éloquence et de politesse autant que de savoir, qui célébra Buffon, comme Buffon avait célébré Aristote et Pline. Vicq d'Azyr, en effet, a porté dans les éloges plus en- core que la science et l’art de bien dire : il y a porté la vérité ; c’est lui qui a osé dire, dans l'éloge de Fothergill et en pleine Académie, qu’il y a des réputations méritées et d’autres qui ne le sont pas. « Tel fleuve, dit-il, roule](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33488873_0001_0055.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


