Contribution à l'étude de l'épithélioma primitif de l'urètre chez l'homme : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 30 janvier 1904 / par Adrien Malaussène.
- Malaussène, Adrien, 1880-
- Date:
- 1904
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Credit: Contribution à l'étude de l'épithélioma primitif de l'urètre chez l'homme : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 30 janvier 1904 / par Adrien Malaussène. Source: Wellcome Collection.
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![jaunâtre. Une troisième tumeur siégeant au niveau du verumonlanum, de couleur rosée^ obturait presque l’urètre. Oberlaender a signalé une néoplasie, mamelonnée, rouge, saignante et située derrière une cicatrice semilunaire blan- châtre. A l’examen direct, la tumeur, après l’incision du canal, se présente avec l’aspect d’une néoformation bourgeonnante, ulcérée, étendue sur 4 à 7 centimètres de longueur en général, parfois beaucoup plus. Le canal, de calibre normal en avant du néoplasme, présente les caractères d’une urétrite chronique. En ai-rière, il est dilaté, ampullaire, et la cavité anfractueuse, ainsi déterminée par l’obstacle est incrustée de concrétions calcaires dues à la stagnation de l’urine. Très souvent, on trouve des tistules'que nous étudierons plus longuement à la lin de ce chapitre. Etude mirrosco]ù(jue. — Sous le microscope, la tumeur se révèle toujours de nature franchement épithéliomateuse, et c’est le plus souvent à l’épithélioma pavimenteux lobulé que l’on a alfaire. Rappelons ici qu’à l’état normal l’épithé- lium uréti'al est au niveau du méat et à 6 à 7 millimètres en arrière, de nature pavimenleuse; que, vers le col vésical, on y trouve deux à trois assises de cellules aplaties se conti- nuant avec celles de la vessie (Robin et Cadiat) et que l’urètre proprement dit dans sa totalité est pourvu de deux couches; l’une profonde à deux ou trois assises de cellules polyédriques, l’autre superlicielle, formée par une seule rangée de cellules pyramidales ou prismatiques. Mais revenons à la lésion épithéliomateuse que nousavon.s dit être presque toujours pavimenteuselobulée. On y distingue des boyaux épithéliaux inliltrant le derme plus ou moins profondément et encerclés par des travées corljonctives et libreuses aboutissant à la réalisation d’un véritable stroma.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22405471_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


