Contribution à l'étude de l'épithélioma primitif de l'urètre chez l'homme : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 30 janvier 1904 / par Adrien Malaussène.
- Malaussène, Adrien, 1880-
- Date:
- 1904
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Credit: Contribution à l'étude de l'épithélioma primitif de l'urètre chez l'homme : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 30 janvier 1904 / par Adrien Malaussène. Source: Wellcome Collection.
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![■ tant. 11 a remarqué l’enflure seulement trois semaines avant E son entrée à l’hôpital et il n’a pas souflert de la moindre dif- { Acuité delà miction plus d’un mois auparavant, r Le malade revenait à la consultation externe pendant un I mois environ; mais, à chaque visite, ses granulations présen- lî taient un caractère de plus en plus suspect. On le perdit de Ivue pour quelque temps', mais au bout de trois semaines, il demanda à être reçu au London Hospital et entra de nou- veau dans le service de M. Hutchinson 11 n’y avait plus de doute possible quant à la nature de 1 affection. Toute l’urine s’écoulait par l'ulcération qui se trouvait sur la paroi inférieure du pénis; cette ulcération, grande comme une pièce d’un sou, était couverte de granu- lations fongueuses, verruqueuses, qui ressemblaient assez à des choux fleurs. Quelques ganglions dans les deux aines étaient tuméfiés et durs. On enleva un petit fragment du bord de la néoplasie et on trouva à l’examen histologique les éléments typiques du cancer épithélial. Plusieurs autres chi- rurgiens de l’hôpital, qui avaient vu le cas confirmèrent le diagnostic. On fit l’amputation du pénis en novembre 1860. Quoiqu’on ait amputé l’organe aussi loin que possible, l’urètre était néanmoins encore distendu par des granula- tions verruqueuses molles à]a hauteur de la section, de sorte qu’on fut obligé d’enlever encore un morceau de son corps spongieux surune longueur de deux cent, etdemi,pour arriver dans le tissu sain. L’urètre étant ainsi coupé à la hauteur du scrotum, on crut devoir faire une boutonnière périnéale, pour assurer la liberté de la miction. On introduisit une sonde à demeure dans la vessie. La guérison fut prompte, et l’orifice périnéal artificiel remplissait complètement son but. Un peu d’urinecependantpassaitparl’ouverture urétraleanté- Heure. Trois mois environ après l’opération, de petites gra- nulations fongueuses apparurent dans la cicatrice. Dans le 5rf; 3](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22405471_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


