De la perceptivité normale et surtout anormale de l'oeil pour les couleurs : spécialement de l'achromatopsie ou cécité des couleurs / par Émile Goubert.
- Goubert, Émile.
- Date:
- 1867
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Credit: De la perceptivité normale et surtout anormale de l'oeil pour les couleurs : spécialement de l'achromatopsie ou cécité des couleurs / par Émile Goubert. Source: Wellcome Collection.
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![autour d'elle une teinte différente qui est précisément encore sa couleur complémentaire: c'est le phénomène du contraste. Le roug^e envoie du vert aux objets avoisinants, et le vert diffuse du roug'e; le bleu distribue de l'orang-é, et l'orang'é du bleu; le jaune répand du violet, et le violet du jaune. Placez-vous dans une chambre dont les rideaux, en damas roug'e, soient fermés ; vous les ver- rez d'abord projeter sur le parquet et le plafond une ombre verte. Sur le g-lobe de la pendule, ils donneront une imagée et roug'e et verte; un objet, reg'ardé à tra- vers une carafe, sera verdâtre ; le feu d'une cig-arette paraîtra il'un jaune très-blanc, etc. Dans la même chambre, regardez des statues, elles sont roug'es : ou- vrez la porte pour qu'il entre de la lumière blanche, les ombres deviendront vertes. Les couleurs, quand on les place les unes près des autres, au lieu de les prendre isolément, produisent les phénomènes curieux du contraste simultané, en vertu desquels, à chacune d'elles, s'ajoute la couleur complé- mentaire de l'autre. Ces phénomènes, si bien élucidés n'est pas dans l'objet, pas plus, dit-il, que le son n'existe en dehors de nous; mais te son, répondrons-nous, peut se mesurer par ses vibra- tions, pour un sourd même, et à ce prix nous le considérons aussi ob-, jectif que la couleur appréciée, dans le spectre, par ses raies obscures (p. 29). — Pour démontrer ce qu'il faut entendre par le mot contraste et qu'il s'af'it toujours de phénomènes psychologiques que nous rap- portons arbitrairement aux divers corps, M. Chevreul a fait construire, en 1847, par M. Delicourt, un Album du contraste simultané. C'est une série de grandes feuilles de papier de diverses couleurs , sur cha- cune desquelles est disposée une lame découpée d'un môme métal, le platine. Si l'on regarde celle-ci sous un anirle d'environ 20, de façon qu'il y ait réflexion spéculairo, c'est-à-dire réflexion coinnio dans los miroirs plans, que le métal donne le maximum de réfltxion régulière dont il est susceptible, il n'y a pas de contraste, on voit le plaline se dé- tacher en blanc. Actuellement, changea do position, en sorte qu'il vous arrive moins de li miëre blanche : vous apcrctjsrez le platine vert, si la feuille est rouge (cunlraslc simultann]. Sur un fond Liane, il sera noir ou gris. — La lumière <\i: la lune est bleue près d'un bec de gaz. « Les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22284904_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)