Traité de la maladie vénérienne / Par J. Hunter, traduit de l'anglais par G. Richelot, avec des notes et des additions par Ph. Ricord.
- John Hunter
- Date:
- 1852
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de la maladie vénérienne / Par J. Hunter, traduit de l'anglais par G. Richelot, avec des notes et des additions par Ph. Ricord. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
42/856 page 24
![dire de plus, eut très contestable, et la pratique qui en est dé- duite est dangereuse, La doctrine de Hunter, c'est que le virus réside dans le pus ou dans un produit de sécrétion analogue, et il en tire deux con- clusions pratiques: 1° Que lorsqu'il n'y a ni pus, ni sécrétion puriforme, la ma- ladie ne peut être coramuniquée ; de sorte que l'infection n'est point possible avant l'apparition d'une blennorrhagie, ou après la cicatrisation d'un chancre; 2 Que lors même qu'il existe du pus, si l'on a la précaution de l'enlever préalablement au moyen d'un lavage exécul^ avec beaucoup de soin, on peut avoir des rapports avec une femme saine sans courir le risque de l'infecter. On ne saurait trop s'élever contre la seconde conclusion ; elle est en contradiction avec l'expérience de tous les jours. Et d'après l'omission de ce passage dans l'édition de sir E, Home, on peut supposer que de nouvelles observations avaient porté Hunter lui-même à modifier son opinion avant la fin de sa vie. La première conclusion elle-même n'est point sans dangers, comme on peut le voir par les faits suivants, qui sont loin d'être rares(1). I Une femme mariée fut prise des symptômes ordinaires de la ' blennorrhagie, ce qui la surprit beaucoup, car son mari était exempt de toute maladie. Toutefois le mari, ayant été ques- hj' tionné , avoua qu'il avait eu commerce avec une femme sus- \j pecte, huit jours environ avant que sa femme se sentît malade ; i.]> mais il affirma positivement qu'il n'avait eu aucun écoulement ni aucune sensation morbide, et certainement alors il n'offrait aucun signe de maladie. Au bout de quatre jours , c'est-à-dire *<^ à peu près une quinzaine après le commerce impur, et une se- ^ raaine après l'époque où il avait dii communiquer la maladie à sa femme, il se manifesta chez lui un écoulement blennorrha- Un voyageur s'exposa aux chances d'une infection syphili- (1) La première conclusion de Hunter n'est pas contestable ; ce sont les observations contradictoires de M. Babington qui le sont sous tous les rapports, P. Ricord. é](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21060101_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


