Traité de la maladie vénérienne / Par J. Hunter, traduit de l'anglais par G. Richelot, avec des notes et des additions par Ph. Ricord.
- John Hunter
- Date:
- 1852
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Credit: Traité de la maladie vénérienne / Par J. Hunter, traduit de l'anglais par G. Richelot, avec des notes et des additions par Ph. Ricord. Source: Wellcome Collection.
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![1° les individus déjà malades et qui peuvent ainsi communiquer ]e mal ; 2 ceux qui, bien portants, s'exposent à le contracter ; 3° les enfants lors de la conception, pendant la gestation, et au moment de la naissance. 1» Des individus infectés. ■— Si les passions ne l'emportaient pas le plus souvent sur la conscience du bien, si les malades pouvaient se convaincre qu'il n'est peut-être pas d'acte plus coupable que de transmettre une maladie dont les conséquences sont si graves, et qui frappe non seulement l'individu qu'on a compromis , mais qui traverse encore des générations, une ré- serve consciencieuse et une séquestration volontaire jusqu'à l'entière purification éteindraient à jamais la syphilis. Mais, soit insouciance, soit légèreté impardonnable, ou ignorance, les individus malades ne s'abstiennent des rapports qui peuvent transmettre le mal que lorsque la douleur l'emporte sur le plaisir. Aussi, et d'après les considérations qui précèdent, les femmes sont-elles plus dangereuses que les hommes , et il est bien plus commun de trouver une femme qui a infecté un grand nombre d'hommes , qu'un même homme qui a infecté plusieurs femmes. Quoi qu'il en soit, dans un pays où l'hygiène publique serait régie par des lois absolues , il importerait plus d'établir des la- zarets pour la vérole, si commune et si menaçante à chaque pas, que pour la peste et la fièvre jaune , bien plus douteuses dans leur transmission. Je sais bien qu'aujourd'hui le frein religieux qui retenait les Juifs n'est plus de notre époque ; que le bourg Saint-Germain-des-Prés, cette autre bastille des véroles, ne peut être reconstruit; que la tonsure de certaines peuplades de l'Abyssinie déparerait trop de têtes ; et que , si la peur du mal et la douleur qu'il détermine n'arrêtent pas, l'ancien fouet des petites-maisons de Bicêtre resterait tout aussi impuissant. On en est donc réduit aujourd'hui à prévenir les malades sur leur état, et à n'avoir d'action réellement coercitive que sur les filles publiques, femmes qui font métier toléré de la prostitution (1). En général, il est facile de s'assurer si un homme est malade, les parties, siège ordinaire des accidents primitifs, pouvant être (1 ) Voyez Parent-Duchâtelet, De laprostilulion dans la ville de Paris; Paris, 1837, t. II, pag, 454 etsuiv.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21060101_0769.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


