Volume 1
Traite d'anatomie descriptive / par J. Cruveilhier.
- Jean Cruveilhier
- Date:
- 1871-1874
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traite d'anatomie descriptive / par J. Cruveilhier. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
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No text description is available for this image![Peau. Slembranes muqueuses. Tissu cellu- laire graisseux. Veines,vais- seaux et ganglions lymphati- ques. Aponévroses Muscles. Os. Vaisseaux. Nerfs. Si maintenant nous voulons entrer dans quelques détails, nous voyons d'abord un tégument général, qui, comme un vêtement, enveloppe la totalité du corps, et se moule, pour ainsi dire, sur toutes ses parties. Ce tégument, c'est \npeau; les ongles et les poils en sont une dépendance. La peau présente un certain nombre d'ouvertures, qui établissent une communication entre l'extérieur et l'intérieur du corps; mais ces ouvertures ne consistent pas dans une perfo- ration, une interruption réelle du tissu de la peau : sur le pourtour de chacune d'elles, la peau se réfléchit, en présentant d'importantes moditications dans sa structure, et va constituer les membranes muqueuses, sorte de tégument interne, qui peut être regardé comme un prolongement du tégument exicrne. On pour- rait donc à la rigueur considérer le corps de l'homme comme essentiellement formé par une peau repliée sur elle-même. Cette vue de l'esprit se trouve réalisée dans certaines espèces inférieures, où l'animal est réduit à un tube ou canal. Mais à mesure qu'on s'élève dans l'échelle animale, les couches qui séparent le tégument externe du tégument interne deviennent de plus en plus épaisses, et des cavités viennent s'interposer à ces deux téguments. Toutefois, quelque éloi- gnés qu'ils soient l'un de l'autre, et quelques différences qu'ils présentent dans leur aspect extérieur, une foule d'analogies établissent d'une manière non équi- voque la communauté de leur origine. Sous la peau se voit une couche de tissu cellulaire graisseux, qui la soulève mollement, remplit les vides, et contribue à donner au corps ces fonnes arron- dies, qui sont un caractère des animaux, et de l'espèce humaine en particulier. Dans quelques régions seulement, on trouve des muscles qui s'insèrent directe- ment à la peau, qu'ils sont destinés à mouvoir : ce sont les muscles peav^iers. Chez l'homme, les peauciers n'existent qu'à l'état de vestiges; ils sont presque tous concentrés au cou et à la face, où ils jouent un rôle important dans l'ex- pression de la physionomie ; tandis que chez les grands animaux ces muscles doublent partout la peau, et môme, dans certaines classes ;i organisation très- simple, constituent à eux seuls tout l'appareil de la locomotion. Dans le tissu cellulaire sous-cutané rampent les veines et vaisseaux lympha- tiques superficiels ; ces derniers traversent, de distance en distance, des renfle- ments nommés ganglions hjmphatiques, qui sont réunis par groupes dans cer- taines régions. Au-dessous du tissu cellulaire sous-cutané sont des lames resplendissantes et plus ou moins fortes, suivant les régions, qui engaînent les masses plus profondes, et qui, par des prolongements détachés de leur face interne, forment plusieurs étuis fibreux ; ce sont les aponévroses. Dans l'intérieur de l'aponévrose d'enveloppe se trouvent des parties fasciculées rouges, disposées en plusieurs couches ; ce sont les muscles. Au centre de toutes ces parties sont les os, pièces dures, inflexibles, servant de soutien à tout ce qui les entoure. C'est au voisinage des os. le plus]profondé- ment possible, et, par conséquent, ;i l'abri des corps extérieurs, que se trouvent les vaisseaux et les 7ierfs principaux. Enfin, entre ces diverses couches, au milieu des muscles, des vaisseaux et des nerfs, existe un tissu cellulaire profond, plus ou moins lAche ou chargé de graisse, qui isole les organes, en même temps qu'il les unit. Telle est la structure générale des membres ou extrémités. Si nous portons maintenant le scalpel sur le tronc, nous trouvons dans ses parois une disposition anatoniique nuîilncuc ;'i celle que nous venons d'indiquer](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21983835_0001_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)