Essai sur la carie vertébrale : thèse présentée et publiquement soutenue, à la Faculté de médecine de Montpellier, le 6 août 1838 / par Sagatowski (Jean).
- Sagatowski, Jean.
- Date:
- 1838
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Credit: Essai sur la carie vertébrale : thèse présentée et publiquement soutenue, à la Faculté de médecine de Montpellier, le 6 août 1838 / par Sagatowski (Jean). Source: Wellcome Collection.
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![exlrémilés inférieures, sont des symptômes propres au mal de Potf, et nuis ou très rares dans les cas de carie, celle-ci d’ailleurs, ne s’accompagne pas de la saillie angulaire de l’épine qui caractérise le mal de Polt. Les abcès symptomatiques sont rares , surviennent très tard dans le mal de PoLt ; Ils sont, au contraire , les signes certains de la carie. D’iin autre côté: l’aspect du pus n’est paslemême dans ces deux maladies, dans Tune il est clair, lactescent. Inodore, mêlé de flocons albumineux, ressemble à du riz écrasé; dans l’autre il est mal lié, demi transparent, sanieux; grisâtre ou noirâtre, chargé de parcelles osseuses et d’une fétidité particulière. Dans le mal de Pott il y a destruction comme mécanique des vertèbres, sans altéra- tion organique; dansla carie il y a lésion organique et prédominance d’une matière grasse. Enfin, la carie a des causes nombreuses, elle est d’un diagnostic ])lus difliede que le mal de Pott. Quant au tralte- mcnl,quoiqu’Il soit le même dans ces deux affections, il peut ne'an- molns être modifié pour la carie vertébrale. Le Pronostic de la carie vertébrale se déduit de deux cir- constances : de l’état j)lus ou moins avancé de l’affection et des causes qui lui ont donné naissance , là dessus repose tout ce qu’on doit attendre des efforts de la nature et des moyens curatifs , que nous désignerons bientôt. Il peut arriver que la carie com- mençante se tarisse d’clle-même , ou cède aux moyens qu’on lui oppose. A la vérité, rien Jusque là ne met la carie hors de doute. Mais si l’on a vu cette maladie guérir, alors qu’elle était confirmée, pourquoi ne pas admettre qu’elle est curable dans son princ pe. Si le pronostic n’est pas nécessairement fâcheux , lorsque la caiic né fait que commencer; on ne saurait en dire autant dès qu’elle est arrivée à la seconde période, ou que déjà la diatrhée collicative est survenue, surtout si la suppuration est abondante , si les abcès sont multiples et si le conduit fistu- leux est d’un diamètre considérable. Petit juge la nature tout- à-fait impuissante contre la carie , il croit môme que dans le cas, où l’on pourrait avoir l’assurance, que la cause interne de celte maladie a été détruite, il ne faudrait pas pour cela espérer Ja guérison. Toute fuis nous ô^ahilrons, que le pronoslip do la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22362411_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


