Charles Davila et l'influence fran̨caise sur la médecine roumaine / [George Zaharia Petrescu].
- Petrescu, G. Z. (Gheorghe Zaharia), 1874-1954.
- Date:
- [1930]
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Credit: Charles Davila et l'influence fran̨caise sur la médecine roumaine / [George Zaharia Petrescu]. Source: Wellcome Collection.
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![mal constitué en 18G9, le corps prolessoral fut-il rema¬ nié assez promptement, pour que les influences délé¬ tères n’eussent point le temps d’y opérer et qu’au moins triomphât son ambition si légitime. En 1873, année où la Faculté décerna ses premiers diplômes, elle offrait l’aspect souhaité par D a vil a: Sur quinze professeurs, dix étaient docteurs de la Faculté de Paris. Ce dernier groupe devait s’accroître encore et bientôt parmi les for¬ ces qu’il avait fournies à renseignement, celles que prê¬ taient les anciens élèves de l’Ecole Nationale furent re- ])résentées très honorablemeiit au sein du Conseil. Dès lors le succès était assuré. Ea nouvelle Faculté continuait la tradition de l’Ecole, sa devancière; son es¬ prit demeurait le même. Les programmes restèrent ceux de Paris et la bibliothèque continua de s’enrichir d’ouvra¬ ges français anciens et récents, presqu’à l’exclusion de tous autres auteurs. De plus, le courant qui portait autre¬ fois les jeunes médecins vers la France, où ils achevaient leurs études universitaires, ne fut interrompu qu’un temps assez court. 11 reprit de plus belle après, mais ce fut en quête d’un perfectionnement où id’une ^spécialisation que les docteurs de la Faculté de Bucarest, tout frais émou¬ lus, allaient dorrénavant en nombre à Paris. Ce qu’il faut relever maintenant, c’est que lorsque la Faculté de Bucarest assuma la charge de dispensatrice de l’enseignement médical en Boumanie, elle héritait de F Ecole à laquelle elle succédait, une oeuvre de valeur re¬ lative, mais d’une portée considérable pour l’avenir. C’é- toit un vocabulaire spécial, qui jusque là avait manqué aux Boumains. Cette production incontestable de l’activité scolaire el extrascolaire de Davila était le fruit d’un long la¬ beur collectif, où maîtres et élèves avaient mis du leur. Petit à petit et à tâtons, douze années d’école, de so¬ ciétés et de revues, avaient réuni un ])remier fonds de termes médicaux répondant assez bien au besoin d’ex¬ primer la pensée dans un cercle d’innitiés, mais ])eu in¬ telligibles au commun des mortels. On n’y retrouvait en effet pas un quart de noms roumains. Bien plus, comme](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30628209_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


