Charles Davila et l'influence fran̨caise sur la médecine roumaine / [George Zaharia Petrescu].
- Petrescu, G. Z. (Gheorghe Zaharia), 1874-1954.
- Date:
- [1930]
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Credit: Charles Davila et l'influence fran̨caise sur la médecine roumaine / [George Zaharia Petrescu]. Source: Wellcome Collection.
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![vcrliis les plus insignes, un fond sérieux d’idées en. loul semblables aux siennes, ébiil pour lui la compagne i¬ déale. Aussi l’avail-elle secondé fidèlement pendant 11 ans dans toutes ses nobles entreprises, épouse dévouée, mère incomparable, colaborafrice de plus en plus pré¬ cieuse, lorsque par une méprise aussi inconcevable que terrible, elle lui fût ravie soudain. C’était un Dimanclie matin; le 13/25 Janvier 1874. 1) a vil a venait de faire une leçon publique de clii- ]nie à FHôpital Goltza et passait de ramphithéatre dans le laboratoire, accompagné de son épouse et de sa belle- soeur. M-me D a vil a se sentait souffrante et demanda une dose de quinine. ;Dr, dans un laboratoire, les bocaux contenant des alcaloïdes ne sont pas toujours disposés dans l’ordre que les pharmacies sont tenues d’observer, et les toxiques les l)lus violents n’orft pas de placard spécial. Il s’ensuit qu’il peut arriver facilement qu’un bocal de poison soit ])ris pour un autre; dans les travaux de laboratoire cela ne tirre guère à conséquence. Cette fois cependant il y.allait d’une vie chère à tous ceux qui se trouvaient là, sans que l’iin deux eut un instant l’appréhension du grand danger qu’elle courrait. Et justement, la fatalité voulut que, dans sa hâte de satisfaire la requête — im¬ prudente, vu l’endroit — de cette femme révérée, le chef du laboratoire se trompât de bocal. Anica D a vil a, en route vers la maison, expirait dans d’attroces spas- ]nes, moins d’une demi-heure après avoir avalé la poudre cpi’il lui avait donnée. C’était de la strychnine!... Que ce malheur, le plus grand qui put frapper Davila, ait brisé, sa vie, il est i)resqu’inutile de le dire. Il avait perdu, comme il répétait lui-même, ,,la gloire de son ambition, l’orgueil de ses espérances”. Le fait simple était un désastre; son côté dramatique ne ])ouvait constituer un surcroît de sensationnel que pour des indifférents. Mais une chose bizarre qu’il y a lieu de mentionner, circonstance particulièrement impression¬ nante pour Davila et les siens, c’est un détail qu’il raccontà par la suite.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30628209_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


