Traité pratique des maladies scrofuleuses et tuberculeuses / par H. Lebert.
- Date:
- 1849
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Credit: Traité pratique des maladies scrofuleuses et tuberculeuses / par H. Lebert. Source: Wellcome Collection.
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![Si nous nous tournons à présent du côté du Jura, nous trouvons sur un premier plateau, entre le lac Léman et la chaîne jurassique, jusqu aux bords du lac de Neuchâtel, une population dont l’hygiène n offre également rien de défavorable ; toutes les petites villes sur cette ligne sont très aisées, la campagne y est bien cultivée, des marais n’existent que dans un petit nombre de localités, la misère n y atteint pas un assez haut degré pour pouvoir compter comme une condition anti-hygiénique ; les scrofules n’y offrent pas précisé- ment une forte proportion, cependant nous y rencontrons encore, sur les ± de la population totale, | à peu près de nos scrofuleux,’ savoir 55. Les montagnes du Jura, quoique bien moins belles que les Alpes, offrent cependant une population active, mais d’une apparence moins robuste. Elle partage son temps entre le soin du bétail, une agricul- ture assez restreinte, l’exploitation des bois, qui y est considérable, et l’industrie dans les parties voisines du canton de Neuchâtel. Nous y rencontrons cependant encore, sur ^ de la population totale, 22 de nos scrofuleux, savoir un peu plus de Nous avons , enfin , une dernière contrée à examiner ; ce sont les villages un peu élevés dans le Jorat appartenant surtout aux districts d Oron et de Mézières, villages généralement aisés et dont les con- ditions hygiéniques sont très analogues à celles de la région supé- rieure des plateaux du canton de \aud. Cette contrée compte, sur 30 environ de la population totale, un peu moins de la 21° partie de nos scrofuleux, savoir ]5 en tout. Si nous jetons à présent un dernier coup d’œil sur toutes ces po- pulations, il en résulte , d’une manière irrécusable , malgré la res- triction que nous avons faite pour leur valeur absolue, que les scrofules sont non seulement fréquentes , en général, dans ce pays, sous tous les rapports si favorisé par la nature, mais que cette fré- quence se retrouve meme dans les parties du canton les plus diverses quant à la position géographique et au genre de vie des habitants.Cette fréquence des scrofules, dans un air excellent, est donc une preuve certaine de la grande exagération de la théorie qui invoque la vicia- tion de l’air comme la cause la plus essentielle des scrofules. C. Le climat en général ne paraît pas exercer une très grande influence sur la fréquence des tubercules et des scrofules ; pour ces dernières , leur définition pathologique n’est pas encore asseî bien fixée et assez généralement identique pour que les maté- riaux que l’on possède sur la fréquence des scrofules, dans les dir •](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986071_0100.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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