Traité pratique des maladies scrofuleuses et tuberculeuses / par H. Lebert.
- Date:
- 1849
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique des maladies scrofuleuses et tuberculeuses / par H. Lebert. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
119/840 page 97
![les envoyer de trop bonne heure à l’école. La gymnastique et les bains de rivière doivent être mis en usage de très bonne heure. En un mot : tonifier toute la constitution pour contre-balancer les effets d’une maladie essentiellement débilitante , tel est le but qu’on doit se proposer, avant tout, dans l’hygiène des scrofuleux. B. Traitement médical. Nous avons déjà dit, plus haut, que nous ne reconnaissons aucun spécifique direct contre les scrofules, tout en convenant de l’utilité d’un certain nombre de moyens dans le traitement de ces maladies. Nous allons donc jeter un coup d’œil sur la valeur générale des prin- cipaux d’entre eux. 1° L’iode. Dès que M. Coindet de Genève eut découvert l’action antistrumeuse des préparations d’iode, l’attention des médecins fut dirigée, d’une manière incessante, vers l’étude des propriétés théra- peutiques de cette substance el de ses diverses combinaisons, et pres- que immédiatement après cette découverte, on s’est hâté de les mettre en usage dans le traitement des scrofules. Ce sont surtout MM. Lu- gol (1) et Baudelocque en France, Kolley en Angleterre, Formey en Allemagne, qui les premiers ont étudié avec soin l’action de l’iode sur ces affections. Enhardis par quelques succès, ces auteurs, parmi lesquels M. Baudelocque se distingue par une grande impar- tialité , ont cru pendant quelque temps avoir trouvé un véritable spé- cifique confie les sciofulesj détrompés bientôt par de nombreux re- ] veis, beaucoup de médecins sont tombés dans 1 excès contraire, et I ont nié toute ac tion de cette substance sur les affections scrofuleuses 3 Nier est toujours facile, et le doute qui n’approfondit pas est le propre des esprits à la fois superficiels et prétentieux. Sans reconnaître à l’iodure de potassium, forme ordinaire sous la- . quelle nous employons 1 iode, une action sur les scrofules aussi con- I stante et aussi certaine que celle qu il a révélée contre les accidents I tertiaires de la syphilis constitutionnelle, nous l’avons cependant trouvé très propre à améliorer l’état général de la santé, principale- I ment chez ceux des scrofuleux dont la constitution n’était pas trop détériorée par une diathèse vraiment pyogénique et par une suppu- 1.1 tion abondante et prolongée. Nous avons vu, sous l’influence de ce In édicament, les fistules se tarir et les ulcères se cicatriser en même 0) Mémoires sur l'emploi de l'iode, Pans , 1 829 a 1831, jn-8. 7](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986071_0119.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image