Physique mécanique / traduite de l'allemand [by M. and Mme Biot] avec des notes de M. Biot.
- Ernst Gottfried Fischer
- Date:
- 1806
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Credit: Physique mécanique / traduite de l'allemand [by M. and Mme Biot] avec des notes de M. Biot. Source: Wellcome Collection.
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![congélation. C’est ce qiieDeluc a démontré par une série d’expériences très-exactes (a'). (a) Quand on môle deux parties d’eau d’un poids égal, mais de chaleur difhirente , un lhermomôtre plongé dans le mélange, doit indi(pierle degré justement intermédiaire entre leurs deux degrés de chaleur, pourvu fjue sa marche soit proporlionnelle à celle delà chaleur. C’est s«ir cela que se fonde la méthode de Deluc pour éprouver la marehe du thermomètre à mercure comparativement avec,celle de la chaleur. Voyez les recherches de Deluc sur les modifications de l’atmosphère. L’expérience précédente est extrêmement difficile à faire avec exactitude; car pour y parvenir, il faudrait soustraire to- talement les corps sur lesquels on opère, à l’influence des corps étrangers. Cependant la vérité qu’elle tend à établir, étant extré- inement importante, on a cherché à le faire d’une autre manière qui fût plus sûre et plus exacte. C’est à quoi Gay Lussac est heureusement parvenu, comme on va le voip. Ce qui fait que la dilatation d’un corps peut n’être pas pro- portionnelle à la chaleur, c’est que, si ce corps change d’état, sa capacité pour la chaleur change aussi , en sorte qu’il en faut plus ou moins qu’auparavant pour faire changer sa tempéra- ture d'un même nombre de degrés; et quoique l’on puisse éviter ces extrêmes, et ne pas aller, par exemple, jusqu’à l’é- bull Ition, qui fait passer les corps de l'état liquide à l’élat aéri- forme, cependant on peut ne pas éviter tout-à-fait ces incon- véniens ; car il est de fait que les corps participent hmg-lemps d’avance «à ces modifications, et leurs propriétés se préparent, en quelque sorte , par des nuances insensibles , à ces changemens qu’elles doivent subir. On pourrait donc, par cette raison, douter que les dilatations du mercure de o à 8o‘’ conservent line marche égale et proportionnelle aux accroissemens de la chaleur, quoique ce dernier terme lui-même soit encore très- éloigné du point où le mercure commence à bouillir. Mais on ]i«ut, sans aucun doute, admettre cette proportionnalité rela- tivement à l’air et aux autres substances aériformes , que nous ne pouvons jamais faire changer d’état par aucun moyen phy- «iique quelconque. Or, en observant comparativement la mar-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22031352_0108.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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