Aimé Bonpland, médecin et naturaliste, explorateur de l'Amérique du Sud : sa vie, son oeuvre, sa correspondance avec un choix de pièces relatives à sa biographie, un portrait et une carte / par le dr E.T. Hamy.
- Ernest Hamy
- Date:
- [1906]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Aimé Bonpland, médecin et naturaliste, explorateur de l'Amérique du Sud : sa vie, son oeuvre, sa correspondance avec un choix de pièces relatives à sa biographie, un portrait et une carte / par le dr E.T. Hamy. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![point. « Si j’avais les fonds nécessaires pour commencer une telle entreprise, je n’hésiterais pas à traverser les mers (1). » Mais aux pertes matérielles qu’il vient de subir à Santa-Ana s’ajoute encore la privation possible d’une partie des arrérages de sa pension, qu’il est menacé de ne pas pouvoir toucher faute de l’un de ces certificats de vie que les événements qui ensan¬ glantent le pays l’ont empêché de se procurer dans les délais exigés par le Trésor. Et il remet sa cause une fois encore entre les mains de Delessert mieux placé que qui que ce soit pour la défendre et la gagner ! Cependant notre vieux colon va sortir de la neutralité où il s’é¬ tait tenu jusque-là au milieu des luttes intestines des unitaires et des fédéraux, des gauchos et des portenos, des colorados et des blanquillos, Lié depuis son retour à Buenos-Aires avec le jeune vice-consul Roger dont les imprudences ont largement contribué à troubler les choses avec Rosas (2), il a adopté les idées de ce diplomate audacieux et brouillon sur l’intervention de la France contre Rosas, et nous le voyons s’expliquer avec Mirbel à ce propos avec une vivacité d’autant plus excusable qu’il doit aux gauchos du dictateur l’anéantissement de ses travaux de deux longues années au Paso de Santa-Ana (3). La journée de Pago-Largo l’a jeté dans la lutte. Il est désor¬ mais l’homme-lige de Ferré, qu’il suit à bord delà Bordelaise, au double titre de médecin et d’ami, jusqu’à La Bajada del Parana (20 avril 1840). Il se fait l’auxiliaire actif et désintéressé de Lavalle et de Paz dans leur campagne contre Rosas, et les fragments de correspondance que j’ai pu donner à titre d’exemple (4) montrent qu’il s’est mis entièrement aux ordres des libertadores. Je n’y insiste pas, renvoyant aux publications que l’Université de Buenos-Aires vient de commencer sur la matière (5) à l’aide de (1) Lettre LXXV, p. 136. (2) Gf. [Th. Page] Affaires de Buenos-Ayres. Expédition de la France contre la République Argentine. (Revue des Deux-Mondes, 1er février 1841.) (3) Lettre LXXVI, p. 139. (4) Lettres LXXVIII et LXX1X, p. 144-145. (5) Gf. Cartas ineditas del general Paz üBonpland (Revista de la Universitad de Buenos-Aires, nov. y déc. 1905, p. 363 y 468). — Cf. Ad. Saldias, Historia](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31347290_0079.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)