Des glossites tertiaires : (glossites scléreuses, glossites gommeuses) : leçons professées / par Alfred Fournier ; rédigées et publiées par Hubert Buzot ; avec trois planches chromo-lithographiées par Méheux.
- Jean Alfred Fournier
- Date:
- 1877
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Credit: Des glossites tertiaires : (glossites scléreuses, glossites gommeuses) : leçons professées / par Alfred Fournier ; rédigées et publiées par Hubert Buzot ; avec trois planches chromo-lithographiées par Méheux. Source: Wellcome Collection.
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![FDRME SCLEHEUPE. •> que soit la forme ?i laquelle elles ap;>artienri(!nt, toutes les lésion ; tertiaires de lajlangue ont un siège de prédilection, très-essentiel à connaître. Ce siège affectionné est la face dorsale de l'organe. C'est presque toujours, presque invariablement, sur le dos de la lan- gue qu'on rencontre ces lésions, et cela soit au niveau des ré- gions moyennes (ce qui est le cas le plus habituel), soit dans les régions antérieures, latérales ou marginales. Jamais on ne les observe à la face inférieure. En ce qui me concerne du moins, je déclare n'avoir pas encore constaté, sur plus de 60 malades, un seul cas de lésion tertiaire, sclèreuse ou gommeuse, affec- tant la face inférieure de la langue. Ainsi donc, face dorsale de la langue, tel est le siège par excel- lence des lésions que nous allons décrire. Ces généralités établies, abordons maintenant les descriptions particulières. IL GLOSSITES SCLEREUSES. La caractéristique générale de cette première forme de lésions, c'est, comme vous le savez déjà, de consister en des liyperplasies vivaces^ susceptibles de s'organiser sous une forme persistante et définitive. A l'origine, les glossites scléreuses ne sont que des hyperpla- sies cellulaires, des dépôts de cellules qui infiltrent les tissus de la langue. Plus tard, ces éléments cellulaires se multiplient, s'or- ganisent, se condensent, et aboutissent àformerune trame fibro- ])lastique, fibroïde, pourvue de vaisseaux. Puis, cette néoplasie, se condensant toujours de plus en plus, étreint les éléments anatomiqt'.es propres de l'organe, les enserre, les étouffe, les atrophie; elle se substitueàeux progressivement, et finit par con- stituer dans le parenchyme lingual une de ces dégénérescences particulières qu'on appelait autrefois des cirrhoses et auxquelles on donne aujourd'hui le nom mieux approprié de scléroses.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2105289x_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)