Des glossites tertiaires : (glossites scléreuses, glossites gommeuses) : leçons professées / par Alfred Fournier ; rédigées et publiées par Hubert Buzot ; avec trois planches chromo-lithographiées par Méheux.
- Jean Alfred Fournier
- Date:
- 1877
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Credit: Des glossites tertiaires : (glossites scléreuses, glossites gommeuses) : leçons professées / par Alfred Fournier ; rédigées et publiées par Hubert Buzot ; avec trois planches chromo-lithographiées par Méheux. Source: Wellcome Collection.
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![pouvait plus parler que d'une façon presque inintelligible ; il ne respirait et n'avalait qu'avec une difficulté extrême o. Si bien que plusieurs médecins avaient jugé l'affection de nature cancéreuse. Mandé en consultation, M. Cloquet reconnut ou soupçonna la syphilis, et prescrivit le bi-chlorure de mercure. Après quinze jours d'usage de ce remède, une amélioration telle s'était pro- duite que déjà la langue ne descendait] plus au-dessous du men- ton. Huit à dix mois plus tard^ la langue était rentrée dans la bouche. Au vingt-huitième mois, la guérison était complète (1). Il va sans dire, Messieurs, que, dans les cas de ce dernier genre, l'excessif volume et la procidence de la langue entraînent à leur suite des troubles fonctionnels des plus accentués : troubles de mastication, de phonation, de déglutition, de respiration, etc. ; salivation surabondante; insomnie, désordres nerveux, amaigris- sement et affaiblissement consécutifs, etc.; tous phénomènes qui, s'ils persistaient audelà d'un certain temps, ne tarderaient guère assurément à menacer la vie. Les cas de cet ordre, du reste, sont excessivement rares, je vous le répète. Et quant au fait de M. Cloquet, il n'a pas, je crois, d'analogue dans la science. II. Forme phagédéniquc. — Les ulcérations gommeuses de la langue sont souvent larges et excavées, sans être pour cela pha- gédéniques. En réalité, elles n'aboutissent que rarement au plia- gédénisme véritable. Quand elles deviennent phagédéniques, elles affectent soit la forme serpigineuse, soit la forme térébrante, soit encore une forme mixte, participant des deux types précédents. Les ulcérations serpigineuses delà langue sont, le plus habituel- lement du moins, des ulcérations qui, nées sur le dos ou les bords de l'organe, se portent ensuite en arrière , vers les parties les plus postérieures, et tendent à descendre jusque dans la rigole glosso-laryngée, au devant de l'épiglotte. Elles ne se présentent que rarement à l'observation. (1) Ce fait se trouve relaté in extenso dans un très-intéressant et remar- quable mémoire de M. G. Lagneau sur les Tumeurs syphilitiques de la langue, lu à la Société de médecine de Paris (Gaz. hebdomadaire, 1859, nos 32, 33, 35). F. 3](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2105289x_0043.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)