Volume 1
Manuel de pathologie interne / par G. Dieulafoy.
- Paul Georges Dieulafoy
- Date:
- 1894
Licence: Public Domain Mark
Credit: Manuel de pathologie interne / par G. Dieulafoy. Source: Wellcome Collection.
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![Le nez est luisant et tuméfié, Yodorat et le goût sont émoussés ou abolis. Le malade, la bouche sans cesse ou- verte, respire mal et bruyamment, la succion et la déglu- tition sont rendues difficiles par l’encombrement du con- duit nasal. Ces troubles sont insignifiants chez l’adulte, mais ils deviennent graves chez l'enfant à la mamelle, qui ne peut prendre le sein sans éprouver une suffocation véritable. L’inflammation se propage en différentes directions : aux sinus frontaux (vives douleurs de tête), aux conjonc- tives (injection des yeux et larmoiement), à la muqueuse de la trompe d’Eustache (troubles auditifs, bourdonne- ments). Aux phénomènes locaux du coryza s’ajoutent souvent une courbature générale et un état fébrile de courte du- rée. Dès le deuxième ou troisième jour le rhume mûrit : la sécrétion nasale devient épaisse et verdâtre, des croû- tes se forment, le malade est enchifrené, sa voix est na- sonnée, quelques vésicules d’herpès se développent sou- vent autour des narines ou des lèvres, et vers la fin du premier septénaire le coryza est terminé. Quand l'inflam- mation gagne le larynx et la trachée, ce qui n'est pas rare, elle détermine une laryngite et une trachéite consé- cutives : on dit vulgairement que le rhume est tombé sur la poitrine. Étiologie. — Diagnostic. — Les saisons froides et humides, le premier soleil du printemps, les refroidisse- ments de toute nature et surtout le froid aux pieds, sont les causes ordinaires du coryza. La grippe à son début, la rougeole dès sa période d’invasion, l’absorption des mé- dicaments iodés (iodisme), déterminent un catarrhe nasal qui par sa nature est différent du vrai coryza. Certains asthmatiques sont pris, brusquement et sous forme d'accès, d'éternuements qui se répètent coup sur cou]), avec violence et ténacité. Pendant l'accès d'éter- nuements, qui dure de quelques minutes à un quart d’heure, les yeux sont injectés et larmoyants, et le nez](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28123761_0001_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


