Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, Eugène, 1823-1867.
- Date:
- 1864
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![(ÀTivcilhici-, Bouduü, ont, ù la vérité, cité chez des nouveau-nés quelques^ faits de carie, de périostose, etc., coïncidant avec des signes évidents de .syphilis; mais il importe de faire quelques réserves sur certains de ces cas oïl la nature spécifique de la lésion osseuse n’est pas démontrée. La' syphilis réveille d'autres diathèses. Lorsque la maladie est abandonnée à,elle-même, et quelquefois sous, rinlluence des lésions viscérales que nous allons décrire , la santé géné- rale de l’enfant, déjà profondément viciée, s’altère de plus en plus : la décoloration de la peau augmente, des ophthalmies calarrhales survien- nent, le visage se bouffit; des abcès cachectiques se montrent sur diffé- rents points du corps; en même temps l’enfant tette moins, dort mal ou peu, pousse des cris fréquents et finit par être atteint d’une diarrhée séro'sanguinolente très tenace. La mort arrive, soit par quelque maladii*' épidémique intercurrente, facile à contracter dans ce cas, soit subite- ment, sans cris et sans convulsions. Anatomie pathologique. '— On ne trouve quelquefois rien à l’autopsii^^ des enfants syphilitiques; tout se borne dans d’autres cas à des épanche- ments séreux dans les plèvres et le péricarde; enfin, dans des cas en- core assez nombreux, on découvre certaines lésions des organes splanchni- ques dont nous avons déjà dit quelques mots, mais sur lesquelles nou.^^ allons revenir en insistant sur ce qu’elles ont de propre à l’enfance. C’est chez les en''ants qu’on a le mieux observé les lésions viscérales de la syphilis : de ce nombre sont ces altérations du thymus, des poumons^ du foie, dont nous avons parlé en traitant de la syphilis des adultes. Paul Dubois a signalé le premier une affection singulière du thymus chez des enfants qui succombaient peu de temps après la naissance, et dont les parents avaient eu la .syphilis. L’organe paraît sain à l’extérieur; mais en l’incisant et le comprimant, on en fait sortir un suc demi-liquide d’un blanc jaunâtre, dans lequel Donné a rencontré les caractères div pus : ce pus est infiltré et non réuni en foyer. On a vu cette affection coïn- cider avec des syphilides, des indurations pulmonaires et du pemphigus- Les observations de P. Dubois viennent d’ètre confirmées par un récent et intéressant travail de G. AVeisllog (I). Nous avons fait connaître plus haut les lésions pulmonaires syphilitiques r mais nous voulons insister encore sur ces altérations chez le nouveau-né., altérations dont Depaul a donné une description détaillée (2). On trouve au sein du poumon des indurations variables en nombre et en volumCy d’une consistance analogue à celle du foie; quelques-unes font saillie sous la plèvre et donnent au tissu de l’organe une teinte jaunâtre assez foncée.. Plus tard, cette masse indurée se ramollit, et l’on trouve à son centre une cavité qui renferme un liquide séro-purulent. La plupart de ces indura- (1) Beilrag zur Kennlniss der Duboü’schen Thynius-Abcessc bei angehorner Syphilis [Contribution à la connaissance de l’abcès du tliymus décrit par Dubois dans la syphilis con- génitale] (diss. inaugur.). Züricb, 18C0. (2) Gazelle médicale, 1851, p. 372.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24906219_0001_0788.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)