Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, Eugène, 1823-1867.
- Date:
- 1864
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![le fail (le l’infcclion, celte unanimité disparaît lorsqu’il s’agit de déter- miner l’époque de la grossesse ii laquelle la mère doit être infectée poui- avoir la faculté d’infecter le foetus. Ainsi Cullerier croit cette infection pos- sible pendant toute la grossesse. Berlin, sans bien préciser les faits, dit que l’infection ne s’observe plus chez les femmes affectées d’accidents primitifs dans les derniers mois. Natalis Guillot et Bois de Loury ont vu des faits confirmatifs de celte opinion. Ricord donne comme limite le* si.xième mois ; Abernelhy le septième. Enfin Diday a tiré du dépouillement de onze cas peu probants, et de quelques hypothèses, cette conclusion, que la syphilis contractée seulement, soit avant la quatrième semaine, soit après le septième mois révolu, n’a pas été cause de syphilis poiu- l’enfant. c. Transmission 'par le père et la mère. — Celte action combinée ne peut être contestée, puisque l’on admet l’influence isolée de l’un et de l’autre ; mais on a été plus loin, et l’on a considéré comme fatale dans ce cas l’in- fection du fœtus. Cette infection héréditaire n’est pas fatale pour l’in- fluence isolée et du père et de la mère ; elle est excessivement probable si les deux époux sont syphilitiques; cependant elle n’est que très probable, sans être tout à fait absolue. Il semble d’ailleurs que dans tous les cas, la puissance de l’infection héréditaire aille en s’épuisimt, et à une certaine époque l’immunité parait être complète. Je citerai, à l’appui de cette décroissance du pouvoir de transmission, un fait curieux que j’ai observé. Une femme contracte la sy- philis deux mois après son mariage et devient enceinte. Elle accouche à sept mois et demi d’un enfant monstrueux, avec éventration des viscères. J’ai présenté ce monstre à l’Académie de médecine, et il ne serait peut-être pas étrange de supposer que les lésions qui ont donné lieu à ces mons- truosités étaient de nature syphilitique. Redevenue enceinte Tannée sui- vante, cette femme met au monde un enfant qui, deux semaines après sa naissance, a les manifestations syphilitiques les plus classiques, et communique la vérole à sa nourrice. Enfin, deux ans après, cette femme accouche d’une petite fille qui n’a jamais présenté les moindres signes de syphilis. Il faut ajouter que durant tout ce temps cette femme n’avait suivi c[ue des traitements] incomplets, et s’était toujours plainte de quel- ques accidents secondaires. 2“ Syphilis acquise. — L’enfant, au moment où il naît et après sa nais- sance, peut prendre la syphilis de trois façons ; a. par infection au passage, b. par cause étrangère, c. par Vallaitement. a. L’infection au passage est à la rigueur possible, cependant elle ne nous paraît pas aisée : l’enfant est alors couvert d’un enduit graisseux qui doit rendre la contagion bien difficile. Bosquillon ne croyait pas a celle contagion, tandis cpic CTirtanner et Nishett considéraient l’infection au passage comme le seul procédé jiossihle de contaminer le fœtus. La vérité est plus près de la doctrine de Bosquillon que de celle des autres observateurs.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24906219_0001_0792.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)