Volume 1
Éléments de pathologie chirurgicale / par A. Nélaton.
- Jamain Jean Alexandre, 1816-1862.
- Date:
- 1868-1884
Licence: Public Domain Mark
Credit: Éléments de pathologie chirurgicale / par A. Nélaton. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![« CONSlDtUATIONS GÉNÉRA!.]• S SUR LES OPÉRATIONS. 25 seui's; mais en l'absence de tout autre moyen hémostatique, ils en font une ressource précieuse. Le tourniquet, imaginé en 1718 par J.-L. Petit, agit do la mAme ma- nière que le garrot, dont il diflère en ce que le bâtonnet est remplacé par une seconde plaque mobile à l'aide d'une vis : cette seconde pla- que, en s'éloignant de la première, entraîne le lacs, qui à son tour attire et affaisse la pelote sur le vaisseau et le comprime. Ces deux pla- ques, afin d'offrir une résistance suffisante, sont en bois ou en métal ; elles sont l'une et l'autre légèrement cintrées; l'une d'elles est garnie d'un coussinet destiné à protéger les parties sur lesquelles elle repose. Ce tourniquet a de grands avantages : il comprime moins les parties latérales du membre que le garrot ; on n'a pas besoin d'aide pour le tenir, ni pour le serrer, ni pour le relâcher : l'opérateur peut lui-même, par le moyen de la vis, arrêter plus ou moins le cours du sang dans l'artère. Quand, après une opération, on craint mie perte de sang, on le laisse sur la partie; et si l'hémorrhagie survient, on le serre autant qu'il est nécessaire ; ce que toute personne peut faire, et le malade lui-même. Le tourniquet de J.-L. Petit a été modifié par Percy : les deux plaques et la vis, primitivement appliquées sur un point diamétralement opposé à la pelote, ont été fixées sur la pelote elle-même;la disposition du lacs demeurant telle qu'elle était, il suffit, comme dans le cas précé- dent, d'imprimer à la vis quelques tours de rotation sur son axe pour tendre le lacs et abaisser la pelote. Ce tourniquet est celui qu'on trouve aujourd'hui dans la plupart des boîtes à amputations ; mais il n'offre pas les mêmes avantages que celui de J.-L. Petit. Dans ce der- nier, la plaque inférieure avait une étendue transversale de 12 centi- mètres, et la pelote une largeur de 6 centimètres : le lacs se trouvait ainsi soutenu sur deux points opposés de manière à comprimer très peu les parties latérales. Dans le tourniquet de Percy, la pelote, placée sous la plaque inférieure, offre la même largeur que les plaques, c'est- à-dire 5 centimètres environ; d'où il résulte que la compression, quoi- que plus considérable au niveau du vaisseau, porte sur toute la circon- férence du membre, et ne diffère par conséquent en rien de celle qu'on obtient à laide du garrot, sur lequel il ne présente d'autres avantages que ceux qui tiennent à la facilité et à la simplicité plus grande de sa manœuvre. On accorde donc la préférence à celui de J.-L. Petit. Le compresaeur de Dupuytren diffère sensiblement des instruments que nous venons de décrire; ce chirurgien a remplacé le lacs du garrot et du tourniquet par un arc métallique qui décrit les deux tiers d'un cercle. Cet arc est brisé à sa partie moyenne et composé de deux moitiés qui rentrent l'une dans l'autre; à l'une de ses extrémités est une plaque tra- versée par une vis qui porte une pelote, et à l'autre un simple coussin.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21725068_0001_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)