Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuples / par A.-F. Aulagner ; Precédé de Considérations génerales sur la nourriture de l'homme [par G. Grimaud de Caux].
- Aulagnier, A. F. (Alexis François), 1767-1839.
- Date:
- 1839
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Credit: Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuples / par A.-F. Aulagner ; Precédé de Considérations génerales sur la nourriture de l'homme [par G. Grimaud de Caux]. Source: Wellcome Collection.
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![BABIKOUSSA. H astringente ; on la mange crue ou confite. Elle réjouit l'esto- mac , arrête le vomissement et le cours de ventre. L'azérolier de Virginie mérite d'être cultivé à cause du brillant de ses fleurs et de l'éclat de son fruit. AZOTE. Gaz impropre à la vie. Corps simple, gazeux, incolore, plus léger que l'air atmosphérique, sans saveur sensible , d'odeur fade et comme animale , éteignant les corps en combustion. Ce gaz n'est pas propre à la respiration ; mais, uni à l'oxygène dans les proportions de 72 parties sur 23 de ce dernier et de 4 parties d'acide carbonique, il constitue l'air atmosphérique. Ce gaz existe dans les substances végé- tales et animales, et on peut l'obtenir en décomposant l'air atmosphérique par Foxidation des métaux, par la combus- tion du phosphore, etc. Fourcroj a découvert que le fluide qui remplit la vessie natatoire des carpes est du gaz azote. B. babeurre ] LAIT DE beurre. Lorsqu on a battu la crème pour faire le beurre, il s'en sépare une liqueur ou petit-lait, qui contient encore quelques parties de beurre et de fro- mage. Aliment fort estimé en Hollande, au point que les domes- tiques dans leurs engagemens avec les maîtres, mettent pour condition qu'on leur en donnera une ou deux fois par se- maine. On se sert aussi du babeurre pour faire des potages : il est nourrissant et rafraîchissant ; cependant l'usage n'en convient pas à tous les lempéramens. babiroussa ( Sus habiroussa, L. ). Espèce de sanglier que l'Europe ne connaît pas. Pline en a parlé ainsi : aux Indes il y a des sangliers, qui ont sur le front deux cornes, semblables à celles d'un veau et des défenses comme celles des sangliers communs. Elien en fait aussi mention sous le nom de quatre cornes. Cosme-le-Solitaire, qui vivait au commencement du sixième siècle en parlant des animaux des Indes, dit qu'il a vu le cochon cerf, et qu'il en a mangé. Ce qui distingue cet animal de tous les autres, ce sont quatre énormes dents canines, dont les deux moins longues sortent de la mâ- choire inférieure , et les autres, beaucoup plus grandes, par- tent de la mâchoire supérieure en perçant les lèvres de dessus et s'étendent en courbe jusqu'au dessous des yeux. Elles sont d'un bel ivoire, moins dur cependant que celui de l'éléphant. Cetanimal diffère encore du sanglier par ses appétits naturels, il se nourrit de feuilles, d'herbes , et ne se mêle point avec lui. On le trouve fréquemment dans l'île de Boëro, ainsi qu'à](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21039264_0149.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


