Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuples / par A.-F. Aulagner ; Precédé de Considérations génerales sur la nourriture de l'homme [par G. Grimaud de Caux].
- Aulagnier, A. F. (Alexis François), 1767-1839.
- Date:
- 1839
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Credit: Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuples / par A.-F. Aulagner ; Precédé de Considérations génerales sur la nourriture de l'homme [par G. Grimaud de Caux]. Source: Wellcome Collection.
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![dirait-on pas à l'entendre qu'il a seulement négligé de l'assai- sonner de poivre et de cumin ? — Cet esclave doit être un grand drôle , dit un des convives ; oublier de vider un cochon ! Par tous les dieux ! je ne lui pardonnerais pas d'oublier de vider un poisson. Pendant qu'on délibère sur la punition, le cuisinier saisit un couteau, et en présence de tous les convives, il éventre le porc. Entraînés par leur propre poids, des mon- ceaux de boudins et de saucisses se font jour a travers la fenle et fournissent de nouveaux et de copieux alimens à lu glouton- nerie de chaque invité. Puis on apporte un veau bouilli le casque en tête, suivi d'un esclave en costume d'Ajax qui, l'épée nue, et imitant les gestes d'un furieux, se met à le découper dens tous les sens. Enfin le plafond de la salle craque, il s'entrouvre , et le dessert le plus splendide descend accom- pagné d une couronne d'or qui se pose d elle-même sur la tête de chaque assistant, etc. Pétrone nous a laissé la description de ce repas ou plutôt de cette orgie dans laquelle , selon quelques commentateurs , le satyrique a voulu peindre Néron sous les traits du stupide Trimalcion. Il est douteux, comme nous l'avons insinué plus haut, que cette narration soit de tous points historique ; mais si elle ne Tétait pas au temps où elle fut écrite, elle l'est devenue depuis, car le festin de Trimalcion a été réalisé sous le régent. L'abbé Margon, foit gourmand de son naturel, ayant un jour reçu du duc d'Orléans, on ne sait pour quel service secret, une gratification considérable , imagina de la manger dans un souper qu'il pria son patron de lui laisser donner à Saint-Cloud. L'abbé fit la disposition du repas, Pétrone à la main, et l'exécuta avec la plusgrande exactitude. On sur- monta toutes les difficultés à force de dépenses. Le régent eut la curiosité d'aller surprendre les acteurs, et il avoua qu'il n'avait jamais rien vu de si original. {Voyez Pétrone , traduc- tion nouvelle , par G. H. D. G. ) § II. De l'aliment en général , et de quelques substances ALIMENTAIRES EN PARTICULIER. On a quelquefois agité la question de savoir s'il n'y a qu'un seul aliment ou s'il y en a plusieurs. Quelle que soit la nature de la substance alimentaire introduite dans l'estomac , cet or- gane, en effet, en extrait une portion qui jouit de la propriélé de se combiner avec nos organes, de se transformer en eux, de réparer les pertes que l'usage de la vie occasionne , de s assi- miler, en un mot, comme on dit dans les écoles. Or, on s'est demandé si cette portion assimilable est une , simple , toujours la même dans toutes les espèces d'alimens , ou bien si elle est ['? ]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21039264_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


