Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuples / par A.-F. Aulagner ; Precédé de Considérations génerales sur la nourriture de l'homme [par G. Grimaud de Caux].
- Aulagnier, A. F. (Alexis François), 1767-1839.
- Date:
- 1839
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire des alimens et des boissons en usage dans les divers climats et chez les différens peuples / par A.-F. Aulagner ; Precédé de Considérations génerales sur la nourriture de l'homme [par G. Grimaud de Caux]. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
26/814 page 10
![Ceux qui se trouvent dans les substances alimentaires sont : Je sucre , la fécule, la gelée, pour les végétaux ; la fibrine , l'al- bumine, la gélatine, le caséum et le lait dont il fait partie, l'osmazone, etc., pour les animaux. Nous allons dire un mot de chacun deux. Le sucre se rencontre dans un grand nombre de végétaux ; il est composé de 42.47 de carbone, de 50,63 d'oxygène , et de 6,90 d'hydrogène. Comme toutes les bonnes choses, le su- cre a eu ses partisans et ses détracteurs, aussi exagérés les uns que les autres. Ceux-ci l'ont regardé comme l'aliment le plus nutritif, capable à lui seul de remplacer tous les autres. Ceux-là ont prétendu qu'il ne nourrissait pas, et qu'il occasio- nait même des maladies ; sa qualité échauffante a été signalée par tout le monde. Ce qu'il y a de certain, c'est que si le mi - cre, pris rarement et à petite dose , semble faciliter la diges- tion , son usage fréquent et immodéré a, au contraire, pour effet presque constant d'affadir, de blaser le goût, de rendre la bouche pâteuse , d'exciter la soif, d'augmenter la chaleur générale , de diminuer enfin les excrétions alvines ; à ces phé- nomènes viennent quelquefois se joindre des tiraillemens et même des ardeurs d'estomac ou d'entrailles , surtout, comme l'avait déjà vu Hippocrate, lorsqu'il se trouve associé à des substances mucilagineuses. Mais, à part ce dernier résultat, qui ne lui appartient pas en propre , les autres sont communs à la plupart des substances éminemment nutritives, c'est-à- dire dont la digestion est prompte et facile, et qui excitent toute F économie par l'activité qu'elles donnent à la nutri- tion. La fécule est une des substances alimentaires répandues avec le plus de profusion dans les corps reconnus nutritifs ; c'est ce principe que Haller appelait farine nutritive , farina alihilis, et que les chimistes modernes nomment fécule amy- lacée. Elle nourrit complètement, elle ne laisse presqu'aucun résidu excrémentitiel, quand elle est pure. L'expérience a prouvé qu'elle pourrait suffire seule à presque tous nos be- soins ; elle ne communique aucune âcreté, et paraît s'assimiler tout entière et céder facilement aux efforts de nos organes ; elle fait la base de toutes les farines nourrissantes. La fécule paraît appartenir exclusivement aux substances végétales ; elle se rencontre dans toutes les parties des végé- taux , et de quelque part qu'elle soit tirée, elle est toujours la même, tant pour le goût que pour ses propriétés chimiques , pourvu qu'elle soit bien séparée des parties auxquelles elle se trouve mélangée. Les végétaux les plus employés comme alimens , et qui doi- vent leur propriété nutritive à la fécule , sont les racines de [. i«]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21039264_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


