Mémoire sur une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou tumeurs à myéloplaxes : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 29 mars 1860 / par Eugène Nélaton.
- Nélaton, Eugène.
- Date:
- 1860
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Credit: Mémoire sur une nouvelle espèce de tumeurs bénignes des os, ou tumeurs à myéloplaxes : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 29 mars 1860 / par Eugène Nélaton. Source: Wellcome Collection.
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![où oa l’a vue débuter, c’est-à-dire au-dessus des racines des dents antérieures, on reconnaît qu’elle se rattache à cette région par deux pédicules ; ceux-ci re- présentent très-probablement deux tumeurs primitivement distinctes, mais qui se sont réunies plus tard par suite de la formation du tissu cicatriciel, tissu cica- triciel qui a dû nécessairement succéder à la cautérisation, et dont on retrouve, ■du reste, des traces évidentes. 11 serait difficile d’expliquer autrement les choses, car ces deux pédicules restent séparés l’un de l’autre par un espace d’au moins 1 centimètre (pl. i, fig. 3 et 6). L’un d’eux, le plus interne, le moins volumineux, offrant à peine un demi-centimètre de diamètre, est conoïde, et logé dans une excavation osseuse infundlbuliforrae, à sommet inférieur, située précisément en arrière de la racine de la première incisive, excavation dont les parois parfaite- ment saines sont minces, régulières, finement spongieuses, et constituées par un simple refoulement de la substance osseuse; le tissu de la tumeur, dépourvu de membrane d’enveloppe, n’adhère à ces parois osseuses que par une foule de pe- tits tractus grisâtres et très-déliés, comparables à ceux que l’on aperçoit en sépa- rant le derme de l’épiderme après macération, tractus qui se laissent ici déchirer facilement à l’aide d’un instrument mousse, ce qui permet une énucléation assez prompte et aussi complète que ])ossible. L’autre pédicule, aplati et plus volumi- roineux, offre 1 centimètre et demi de largeur sur 7 à 8 millimètres d’épaisseur; il est situé au devant des racines des deux petites molaires, dans une excavation osseuse incomplète, dont la paroi est continuée et remplacée en avant par le pé- rioste qui appartenait à la fosse canine ; au fond de cette cavité osseuse, et lors- qu’on en a énucléé la substance charnue, on aperçoit la racine de la première petite molaire dénudée par toute sa face antérieure, et la racine de la deuxième recouverte encore d’une lamelle osseuse alvéolaire. Enfin, entre ces deux cavités osseuses qui représentent les deux points d’im- plantation de la tumeur extérieure, ou remarque, et c’est là le point le plus cu- rieux de cette pièce, en même temps que le plus inattendu ; on remarque, dis-je, une autre de ces tumeurs à son début, c’est-à-dire offrant à peine le volume d’une petite noisette, et restant encore complètement enfermée dans la coque osseuse qu’elle a produite en se développant (pl. i, fig. 6, d); cette petite tumeur sphéroïde, logée Immédiatement en arrière des racines de la deuxième incisive, de la canine et de la première petite molaire, qui lui forment comme une demi- ceinture protectrice, est facilement énucléable, ainsi que les deux autres, dont elle offre du reste tous les caractères, si ce n’est une coloration un peu moins foncée, tirant quelque peu sur le gris rougeâtre ; elle envoie un prolongement dans l’épaisseur de la petite masse osseuse qui sépare la deuxième incisive de la canine, et l’on est obligé de sculpter la surface du tissu spongieux pour arriver à découvrir ce petit prolongement, qui aurait pu sans cela passer inaperçu. i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28049792_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


