Esquisse d'une sociologie / par Émile Waxweiler.
- Waxweiler, Émile, 1867-1916.
- Date:
- 1906
Licence: In copyright
Credit: Esquisse d'une sociologie / par Émile Waxweiler. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Cette remarque pose la question des rapports de l’éthologie avec les autres sciences de la vie. Inutile de rencontrer l’objection facile qu’il n’existe pas de frontières délimitant les territoires scientifiques, à la façon des frontières des Etats. Le bon sens répond, prolongeant la métaphore politique, que précisément dans les régions où la diplomatie ne peut créer de nationalités autonomes, elle établit des « sphères d’influence », et que ce n’est pas d’autre chose qu’il peut s’agir ici. Si donc on imagine un biologiste qui désirerait arriver à la connais- sance de tous les êtres, il serait amené à les considérer sous les aspects fondamentaux suivants : Extérieurement, en s’attachant spécialement à la matière vivante — et il serait dit se placer alors au point de vue morphologique ; Intérieurement, en s’attachant encore spécialement à la matière vivante — et il serait dit se placer alors au point de vue anatomique ; Intérieurement encore, en s’attachant spécialement à l’activité vitale — et il serait dit se placer alors au point de vu e physiologique ; Extérieurement, en s’attachant encore spécialement à l’activité vitale — et il serait dit se placer alors au point de vue éthologique. Conduisant ses recherches par tous les procédés d’investigation à sa disposition (observation directe, expérimentation, observation indirecte, [témoignages, vestiges du passé dans la paléontologie ou dans l’embryo- logie]), il commencerait par de simples descriptions, puis il établirait des comparaisons, pour arriver enfin à des généralisations. Et de cet ensemble d’observations coordonnées par un point de vue constant, il finirait par dégager les grandes lignes du plan de la vie, lequel est unique. Il serait ainsi satisfait, ayant constitué la Biologie générale. Il en retrouverait d’ailleurs les grandes lois, justement parce que la vie est une, dans l’étude de l’élément irréductible où elle se manifeste, dans la cellule, s’il envisageait celle-ci sous les quatre aspects fondamentaux de son étude des êtres. Mais ce biologiste est purement idéal, car jamais il ne suffirait à sa tâche. Aussi pourrait-il s’adjoindre quatre coadjuteurs, dont il orienterait les travaux dans les quatre directions indiquées. Ce serait une solution. Il y en aurait une autre. Comme les êtres vivants se laissent assez bien diviser en trois grandes catégories d’après certains caractères spécifiques, à savoir les végétaux, les animaux et les hommes, il pourrait ne prendre que trois coadjuteurs, dont chacun se réserverait un de ces trois domaines, et l’étudierait à la fois aux quatre points de vue : morphologique, anato- Chap I. Sur l'adaptation des êtres à leur milieu. g 2. — L'étho- logie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29010123_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)