Volume 1
Supplement au grand dictionaire historique genealogique, geographique, &c / Pour servir à la derniere edition de l'an 1732, & aux precedentes.
- Louis Moréri
- Date:
- 1735
Licence: Public Domain Mark
Credit: Supplement au grand dictionaire historique genealogique, geographique, &c / Pour servir à la derniere edition de l'an 1732, & aux precedentes. Source: Wellcome Collection.
38/824 page 22
![aa A L B IV. confirma Ton élection. Il mourut deux ans après d’une fièvre maligne le premier de Mai 1484. ALBERT H.-cardinal du titre de S. Chryfogone > prêtre , électeur Ôc archevêque de Mayence & de Magdebourg, fils de Jean éleéteur de Brandebourg, ôc fiere de l’éledfceur Joachim-, naquit le 2 8.de Juin 1490. & fut fait chanoine de Mayence 6c de Treves étant encore très - jeune. En 1513. le 31. d’Août il fut elû archevêque de Magdebourg , ôc ad- miniftrateur de Halberftat. En 1514. il fut élû archevêque de Mayence par le chapitre, après la mort d'Uriel de Gem- mingen, mais avec cette condition qu’il payerait de fes deniers les frais du Pallium , parce que la bourfe du cha¬ pitre étoit épuifée , ayant eu à foutenir la même dépenfe trois fois en peu de tems. Albert polfeda les deux évêchés en même-tems, contre la difpofition des canons, 6c il eut ' à. fouffrir de la part de Luther & de fes partifans , qui s’é¬ tendirent beaucoup fous fon pontificat 3 il écrivit au pre¬ mier pour le gagner 3 il s’efforça d’éloigner fes erreurs de fon troupeau, mais fes efforts furent allés inutiles. Il ai- moit les-lettres ôc les fçavans, & il avoit lui-même étudié avec application -, fon talent particulier étoit l’éloquence. L’an 15 06. il fonda avec fon frere Joachim l’univerfité de Francfort fur l’Oder. Il avoit delîèin de faire un pareil établifîèment à Hall ; il en avoit obtenu les privilèges de 'Clement VI I. en ï 5 31. mais les troubles qui agitèrent alors l’Allemagne en empêchèrent l’execution. Il fut le pre¬ mier qui reçut 6c protégea en Allemagne les Jefuites, dont ]a focieté ne faifoit que de naître. Il mourut à Mayence le 24. de Septembre 1545.^ Hiflonens dAllemagne. ALBERT, baron de Bonfteten, Allemand, chapelain de l’empereur Maximilien I. 6c doyen des Hermites en Suilfe , fleurit vers l’an T491. Il compofa la vie de Nicolas Tolen- tin , moine de l’ordre des Hermites , ôc on la trouve dans Surius. Albert a compofé encore une hiftoire intitulée : Au- Jlriaca , qu’il dédia à Charles VIII. roi de France , & qui n’a point été imprimée, quoique Pierre Lambecius, 6c Da¬ niel Nafièlius ayent promis fucceffivement de la publier. * Lambec. Commentar. tom. 2. Cave , de Script, ecclef. ALBERT!, ( Leon-Baptifte ) On a parle deux fois de cet auteur dans les dernier es éditions du Moreri, 1 0. au mot ALBERT. (Leon-Baptifte) 2®. au ALBERTI. (Leon- Baptifte ) mais ces deux articles , quife contredifent en quel- que s points , font fautifs l'un 63 l’autre. C'étoit un gentil¬ homme-Florentin , de la famille des Alberti, qui avoit une grande connoiilance de la géométrie , de la perfpeétive , de l’aftrologie , de la mufique , de la peinture, de la fculp- ture, de l’archireéfcure , 6c des autres fciences de ce genre. Ses dix livres De re adificatoria, ou de l’architeéture , ont été imprimés à Florence en 1485. peu après fa mort, par les foins d’Ange Polirien,qui a compofé l’épître dédicatoire. On a réimprimé cet ouvrage plufieurs fois depuis, & il a été traduit en françois dans le XVI. ficelé , par un nommé Jean Martin. Voyez les autres ouvrages de Leon-Baptifte Alberti dans la bibliothèque de Gefner. Son traité de la peinture en trois livres a auftî été imprimé en françois en I (543. à Amfterdam. On a eu tort de dire dans le Moreri que c’étoit Alberti lui-même qui avoit donné ce traité fran¬ çois en 1643. 63 avec Riccioli qu’il étoit mort en-1540. puifqu’il n’étoit plus dès 14 8 5. * Le Clerc, bibliothèque du Richelet, 63c. ALBERTIN, ( Arnauld ) évêque, Tacenfs, lifez Pacenfs ; on a fait cette faute en 172 5. ôc 1732. ALBERTIS. On a dit en 172 3. qu’il mourut dans le mo- naftere de Grota Ferrata 3 c’eft Grotta Perrata qu’il faut lire. ALBI, ville duljiaut Languedoc.On s'efi trompé en 172s. & 1732. fur le tems de l’éreétion de cette ville en iîege épifcopal. Ce fut en 167 S. ôc par Innocent XI. qu’Aibi fut érigé en archevêché, 63 non en 1673. par Innocent XII. comme on l’avoit dit. ALBICUS, dans les citations en 1723. Merula Sanfon , lije.c féparément Merula. Sanfon. ALBIN, ( Pierre ) hiftorien du XVI. fiécle, né à Schnee- berg dans la Milnie. Son Vrai nom étoit Weifs , qu’il chan¬ gea'en celui à’Albmus. Il demeura d’abord à Francfort fur l’Oder, ôc eut enfuite à Wittemberg la charge de profef- A LB leur en poêfie, & le titre d’hiftoriographe de I ele&eur de Saxe. Enfin il fut appellé à Drefde pour y remplir l’emploi de fecretaire & de regiftrateur de l’éleéteur. U y donna une leconde édition de fa Chronique de Mifme, corrigée Ôc au¬ gmentée. 11 avoir publié la première l’an 15 80. Ses autres écrits font : les hifloires des Princes, des Armoiries, des Ch Or- pitres , de la noblejfe des Filles ,63 de la langue de la Mifme ; Familta Merovmgia, Carolina, Benngia, Ejtenfis ; Quatuor Heneta. Progyrnnafnata nova fan61. hiftor. Spectmen nov- antiqua Thurmg. hiftorm. * Becman. Anhalt. hift.pag. 7. ALBINOVANUS , ( Pedo) poète Latin. En / 723. on ri a donné qu’une pièce a ce poete , fpavoir fon élegie fur la mort de Drulus 3 ajoutez, comme en 1732. qu’il nous refte une fé¬ condé piece de ce poète , qui eft une élegie fur la mort de Mecenas. Il eft vrai que quelques critiques la trouvent trop foible pour être d’Albinovanus : mais cette raifon n’eft pas fuffifante pour la lui ôter.On a une belle édition de ce poète, donnée à Amfterdam en 1703. m 12. avec les notes de plufieurs fçavans 3 ôc la piece de Bembe, intitulée : lÆtna. ALBIZZI, ( Antoine) gentilhomme de Florence, né l’an I 547. étudia d’abord la grammaire ôc la mufique dans fa patrie, ôc fut envoyé enfuite à Venife, où il eut pour maî¬ tre le célébré Sigonius, avec qui il alla à Padoue, ôc y étu¬ dia le droit fous Montagnan, Decien ôc Pancirolle. Il pafta de-là à Pife ôc à Bologne, Ôc revint l’an 15 6 8. à Florence > où on l’obligea peu après d’expliquer les livres de la rhéto¬ rique d’Ariftote, qu’Annibal Carus venoit de traduire en italien pour la grand - ducheffie Jeanne, fille de l’empereur Ferdinand. Cette princelîè l’envoya l’an 1576. vers l’em¬ pereur Maximilien mais ce prince étant mort le I x.d’Oéto- bre , Albizzi partit de Ratifbone pour Infpruck, d’où il alla à Rome avec l’archiduc André qui venoit d’être fait cardi¬ nal. Deux ans après il revint à Infpruck avec le même car¬ dinal , qui l’employa jufqu a fa mort arrivée feize ans après, dans plufieurs légations ôc d’autres affaires importantes. Une fievre obftinée l’ayant attaqué en 1585. il fe fervit de la retraite que cette maladie l’obligeoit de garder pour fe faire lire l’écriture fainte, plufieurs commentateurs, en- tr’autres Maldonat, Peirerius ôc de Ribera 3 ôc entre les peres, S. Auguftin ôc S. Bafile. Quand il fut un peu rétabli, il fit encore quelques voyages à Florence , à Infpruck ôc à Augufte , ôc publia dans cette derniere ville fes généalogies des rois ôc des princes, qu’il avoit compofées dans la bi¬ bliothèque du château d’Ambras près d’Infpruck. Enfin , voyant qu’il n’étoit pas en fureté à Augufte à caufe de fa religion prétendue reformée, il palîà l’an 1606. 3. ICemp- ten, où il vécut encore vingt ans dans la retraite , occupé de la priere ôc de l’étude,&y mourut au mois dejuin 1616. On avoit affiché quelques jours auparavant aux portes des églifes, dans les environs de Kempten, une citation qui le fommoit de comparaître dans l’efpace de trois mois de¬ vant le tribunal de l’Inquifition pour y rendre compte de fa foi 3 ôc avant cette citation on l’avoit tenté plufieurs fois de reconnoître l’autorité de l’églife Catholique , ôc la vérité de fes dogmes. Mais toutes ces tentatives avoient été fans effet. Il s’étoit affermi dans fes préjugés en faveur de la religion Proteftante pendant fa retraite à Kempten , où il avoit étudié l’écriture ôc les meilleurs commenta¬ teurs de fon parti dans cet efprit, ôc avoit mis par écrit fes propres penfées fur les paflages les plus difficiles , comme il paraît par fes Exercitatwnes Théologie a ; ôc fon traité De principes doélrina Chnfiiana. * Lambec. hb. 2. Commentât. de bibliot. Flndob. Elle Veiel, in hifi. 63 necejftat. reformat. Luther, ex feript. Georgïi Prinçip. Anhalt. Tenzel. ALBIZZI ou ALBICCI, ( François) natif de Cezena ou Cefene, ville épilcopale dans la Romagne en Italie, fuivit d’abord la profelhon d’avocat dans fa patrie, s’engagea dans le mariage , ôc eut plufieurs enfans» Quelque mauvais trai¬ tement qu’il reçut d’un gentilhomme pour qui il avoit plaidé, & dont il perdit le procès, l’ayant engagé à fe reti¬ rer à Rome, il s’y avança en peu de tems par le crédit des Jefuites,avec qui il étoit fort lié. Il fut d’abord fecretaire de quelque prélat, ôc obtint enfuite pour lui-même une préla- ture.Ce fut lui qui dreftà la bulle contre X Auguftinus dejan- fenius fous Urbain VlII.dans la fameufe affaire des cinq pro-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30457725_0001_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


