Les stations sanitaires au bord de la mer et dans les montagnes : les stations hivernales, choix d'un climat pour prevenir ou guerir les maladies / par H.-C. Lombard.
- Date:
- 1880
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Credit: Les stations sanitaires au bord de la mer et dans les montagnes : les stations hivernales, choix d'un climat pour prevenir ou guerir les maladies / par H.-C. Lombard. Source: Wellcome Collection.
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![grand nombre d'appartements et de villas très confortables, ainsi que d'agréables promenades aux environs de la ville. 5. Bordlf/Jiiera et Sa)i-Ee)tio. Ces deux villes situées à l'est de Menton sont maintenant très recherchées comme stations hivernales. La végétation tout à fait africaine de Bordlghiera, avec les palmiers, les cannes à sucre, les citronniers, les oran- gers et les oliviers est, comme pour Menton, une démonstration de la douceur du climat. Il est vrai qu'elle n'est pas aussi bien protégée contre les vents du nord-est, du nord-ouest et de l'ouest que contre ceux du nord (|ui ne peuvent passer au-dessus de la chaîne des Alpes et des Apennins, La ville compte environ 12,000 habitants et abrite beaucoup d'étrangers dans des hôtels tous récents qui ne laissent cependant rien h désirer pour le confort. L'abord en est facile par le chemin de fer qui longe la l^ivière de Gênes. Bordighiera partage, avec la ville espagnole^ d'Elche, le monopole des branches de palmier que Ton envoie à Rome pour le jour des rameaux. San-Remo']omi d'un climat égal, doux, excitant etjjlutôt sec qu'humide; il est bien protégé parles montagnes du côté du nord, il ne l'est pas suffisamment contre les vents du sud- est, du nord-ouest et de l'ouest; mais ces derniers soufflent rarement pendant la saison d'hiver, tandis que les vents du sud et du sud-est se fout sentir très directement, ils apportent en hiver un air chaud et humide, et eu été ils rafraîchissent l'atmos- phère, de telle manière que le thermomètre ne dépasse jamais oO. La moyenne annuelle, d'après M. Giordano. serait de 20,0; celle de l'hiver 11°,2, du printemps 22°.5, de Tété 2G'\i), et de l'autonme 22°,5; mais nous croyons ces chiffres trop élevés. I)'ai)rès le même observateur, le thermomètre ne serait descendu, en trente-un ans, qu'une fois, en 1858, jusqu'à— H°L'on compte GO jours pluvieux dans le courant de l'année, mais la pluie ne dure que quelques heures, de telle manière que pendant l'hiver de 1858 à 1859, l'on n'a noté que quatre jours où la promenade a été impossible à cause du vent et de la pluie dont, au reste, il tombe moins quà Menton. Les installations laissaient beaucoup à désirer jusqu'à ces dernières années, mais il n'en est plus ainsi depuis que San-llemo a été choisi comme séjour d'hiver par des familles princières. ' D'après G.-B. Giordano, dans Sigmund (C.-L.), Sudliche klimatische Kurovie. In-12°, Wien, 1859, p. 117.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21927698_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


