Le muséum d'histoire naturelle : histoire de la fondation et des développements successifs de l'éstablissement, biographie des hommes célèbres qui y ont contribué par leur enseignement ou par leurs découvertes, histoire des recherches, des voyages, des applications utiles auxquels le muséum a donné lieu, pour les arts, le commerce et l'agriculture, description des galeries, du jardin, des serres et de la ménagerie / par M. P.-A. Cap.
- Paul-Antoine Gratacap
- Date:
- 1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le muséum d'histoire naturelle : histoire de la fondation et des développements successifs de l'éstablissement, biographie des hommes célèbres qui y ont contribué par leur enseignement ou par leurs découvertes, histoire des recherches, des voyages, des applications utiles auxquels le muséum a donné lieu, pour les arts, le commerce et l'agriculture, description des galeries, du jardin, des serres et de la ménagerie / par M. P.-A. Cap. Source: Wellcome Collection.
28/521 (page 8)
![l»RKMlf:nE PARTI K. ininënilos, et lo cours d’anatomie la connaissance du règne animal tout entier. Il ne s’agissait plus que de donner à chacune do ces branches les développements ([u’appellerait successive- ment la marche progressive de la science. Vautier étant mort en 1052, sa place fut donnée à Vallot, d’abord médecin do la reine régente, Anne d’Autriche, et depuis premier médecin du roi Louis XIV. Plus heureux que son prédécesseur, Vallot parvint à éloigner Bouvard de Foun|ueux de l’intendance, et dès lors il .se dévoua à la prospérité de l’établissement. Il donna pour succes.seur à Vespasien Robin, Denis .loncquet, médecin et botaniste distingué, aiupiel il adjoignit le Jeune Fagon, petit neveu de (îuy de la Bro.sse. Il chargea ce dernier de divers voyages dans les Pyrénées et dans les Alpes, pour y recueillir des plantes; il en lit venir également de i)lu.sieurs contrées étrangères; enfin, en 1005, il publia, avec le concours des hotanistes dont il était entouré, son liurtus rofjius, qui comprenait déjà (juatre mille espèces ou variétés cultivées au Jardin du Roi, Vallot, comme ses prédécesseurs, avait vivement excité l’animosité de la Faculté, mais surtout celle de (îni Patin, ([ui en était le principal organe. Celui-ci, dont on connaît le genre d’esprit et les passions haineuses, avait plus d’un motif pour lui en vouloir. D’abord, Vallot avait guéri lo roi d’une maladie grave, à Calais (105.3), à l’aide du vin émétique. Il est vrai qu'il no fut pas aussi heureux dans la maladie d’Henriette d’Angleterre, femme do Charles qui mourut presque suhitement en 1070, après avoir bu un verre d’eau (|ue l’on dit avoir été empoisonné. Voici les vers t}uo Gui Patin rapportait à cotte occasion • Le rroiripz-vous, rnre future, Que la fille ilii granil Henri Eut en mourant müine aventure Que son père et (pic son niaii? Tou.s trois sont morU par .assassin ; Ravaillac, (à-oimvell, médecin. Henri d'un coup de liayonnette, (’.liarles finit sur le liillot. Et maintenant meurt Henriette I*ar l’ignorance de Vallot. Il l’accusait aussi d’avoir acheté sa charge, de Mazarin, pour la somme de .30,000 francs; enfin, comme \ allot était attaché au surintendant Fompiet, au moment de sa di.sgràc.o, Gui Patin prétend.iil (pat le roi avait dit (pi’il était son espion |i(>nsionnaire. Il ajoute ipte \ allot ros.sonlit un tel chagrin de ce [iropos ipi’il en mourut. Il faut rtunanpier pourtant (pie Vallot était asthmatit|UO et (pi’il avait .soixant(3-(]uitize ans. Vallot mourut en IG7I, et Colhert, alors dans tout sou crédit et sa puissance, obtint que la surintendance du Jardin fût réunie à celle des bâtiments du roi, dont il était déjà pourvu, A[)f)li(|uant an Jardin royal les grandes vues administratives (pii le distinguaient, il en réforma l’organisation et la fit régler par une ordonnance. L’administration de Vallot avait mérité d’assez nombreux reproches. « Un jour, Colbert, dit Lemontey, se transporte au jardin du roi et reconnaît que le terrain destiné aux cultures botaniques ;i été [danlé do vignes à l’usage des administrateurs de rélalilissement. Sa colère éclate contre un abus si effronté : il ordonne ipie la vigne soit à l’instant détruite, et, se faisant apporter une pioche, il en commence lui-même rarrachement, avec une véhémence toute patriotifpie. Un botaniste anglais, Salisbury, fut si charmé de cet acte de vigueur, qu’il on consigna le récit dans son Pnradisus londinensis, et ipie, pour acquitter la dette de la science, il nomma Colberlia l’une des iilantes do .son catalogue. » Il y avait ipielques années que Gaston d’Orléans, frère de Imuis XIII, avait établi, dans .son château do Blois, un jardin botaniipio, longteni[)s dirigé par Morison, et dont Robert, peintre distingué, avait reproduit sur vélin les plantes hes plus intéressantes. A la mort de ce prince, Colbert décida le roi à acheter ces vélins, et chargea Robert de les continuer pour le Jardin de Paris. Celui-ci poursuivit ce travail jusqu’à sa mort, en 1G8L Après lui, elle fut coiitiimée par](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24879460_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)