Le muséum d'histoire naturelle : histoire de la fondation et des développements successifs de l'éstablissement, biographie des hommes célèbres qui y ont contribué par leur enseignement ou par leurs découvertes, histoire des recherches, des voyages, des applications utiles auxquels le muséum a donné lieu, pour les arts, le commerce et l'agriculture, description des galeries, du jardin, des serres et de la ménagerie / par M. P.-A. Cap.
- Paul-Antoine Gratacap
- Date:
- 1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le muséum d'histoire naturelle : histoire de la fondation et des développements successifs de l'éstablissement, biographie des hommes célèbres qui y ont contribué par leur enseignement ou par leurs découvertes, histoire des recherches, des voyages, des applications utiles auxquels le muséum a donné lieu, pour les arts, le commerce et l'agriculture, description des galeries, du jardin, des serres et de la ménagerie / par M. P.-A. Cap. Source: Wellcome Collection.
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![H PHKMIÈnK IMnilK. porté à Siiint-Dominguo, à la Guadeloupe, ainsi (pie dans les îles adjacentes, et l’on sait tout le succès (pi’y obtint depuis cette importante culture. On doit à Vntoine do .lussjeu plusieurs dissertations intéressantes |)uhli('es dans les Mémoires de r Vcadémie, entre autres sur le café, la soude, le cucliou, le imn/er des aïKdens, le sima- rouba, sur les mines de mercure d’Almaden et sur les pétrifications animales. Lue de ces dis- sertations avait pour sujet une jeune tille venue au monde privée d(* langiK', et *|ui pourtant avait trouvé le moycm de se faire parfaitement comiireudre. C’est à cette occasion <pie parût l’épigramme suivante : Qn'ene Comme parle sans lanjnie. Kl fa.^se nmme une harangue, Je le rroLs l)ieii. Qii'avee une langue, an contraire, l'ne f(‘inme. puisse se taire, Je n'en cro.s rien. Antoine de .lussieu pratâtuait la médecine avec distinction, mais surtout avec désinléresse- ment. Il mourut en 1718. Homard de .lussieu, frère d’Antoine, était aussi né à Lyon, en 1099. Au .sortir du coll(*ge, à dix-sc[)t ans, il vint à Paris pour achever ses études, mais, la nu'me année, Fagon ayant envoyé Antoine en Fs[)agne et en Portugal, celui-ci désira emmener son frère avec lui. Ce voyage décida le goût de Ht'rnard pour l’étude de la botanitjue. A son retour, il se résolut à étudier la médecine. Il alla à Montpellier et s’y lit recevoir doebmr; mais une sensibilité excessive l’obligea de renoncer à la praliijue de cet art. Il revint donc à Paris, et, peu de temps après, Vaillant, (pu avançait en ûge, lui offrit de lui céder .sa place de démonstrateur de botani(iue au .lardin du lloi. C’est dans ce poste modeste, dont il no sortit jamais, (]ue llernard a exercé sur la botanûiuc](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24879460_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)