Dissertation sur le flux de sang utérin après l'accouchement : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 5 mai 1837 / par Henri Borel.
- Borel, Henri.
- Date:
- 1837
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Credit: Dissertation sur le flux de sang utérin après l'accouchement : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 5 mai 1837 / par Henri Borel. Source: Wellcome Collection.
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![tout (les fluides qui se sont agglomcjrés pendant la grossesse. Cette élimination ne peut s’opérer que par deux procédés : l’absorption et le dégorgement, qui se balancent réciproquement suivant une foule de circonstances, mais dont le résultat synergique assure les effets antilluxionuaires du mouvement centripète. C’est à l’intérieur que se répandent les fluides absorbés; c’est à l’extérieur que s’écoulent les fluides dégorgés. Or, le sang existant en grande quantité dans le tissu de la matrice, et son évacuation étant facilitée par le volume du vaisseau et l’état dans lequel le décollement du placenta place les parois utérines, on s’explique très-bien pourquoi une plus ou moins grande quantité de ce liquide flue par le vagin après l’accou- chement. , ' Mais cet écoulement n’est pas une hémorrhagie : tout au contraire, c’est une fonction éminemment physiologique dont l’absence com- ]nomettrait l’existence ou la santé de la mère, parce que le mouve- ment contractile dont il a été si souvent question en serait notable- ment contrarié, et que la pléthore locale, dont la résolution est de- venue nécessaire, ne serait pas sans dangers. Le flux de sang ne devient maladie, hémorrhagie, que lorsque, par sa quantité ou sa persistance, il tend à placer la femme dans des conditions fâcheuses. On a comparé la surface interne de l’utérus, après la séparation du placenta et des membranes, à une plaie qui doit, comme toute plaie, se dégorger, suppurer, se cicatriser. Cette comparaison m’a toujours choqué: je n’ai jamais pu comprendre qu’une chose aussi éminemment physiologique que l’état puerpéral, fût compatible avec la présence d’uue aussi vaste solution de continuité dans le tissu de 1 utérus, devenu, par le fait de la grossesse, si riche en sympathies et en retentissement organique. Y a-t-il déchirure lors de la sépa- ration du placenta et des membranes? ou bien simple décollement de surfaces contiguës? Cette dernière opinion est, sans contredit, la plus probable. L’état suppuratif ne m’est pas plus démontré, à moins de se laisser tromper par des apparences grossières. Et quant à la formation d une véritable cicatrice, c’est encore un être de raison que](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2235850x_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


